Abdelkader

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posté le 2009-06-10 à 01:26:04
La poche trouée
La haine aux murs du grand boulevard
Dans les sourires des beaux regards,
Les langues éjectent le bon venin
Sur les trottoirs aux jeux vilains.
Les passants accourent,
La ville se meurt dans le trou d’un silence alarmant,
Le roi vous parle :
Peuple peureux,
L’ennemi ne vient jamais d’ailleurs,
Votre faiblesse.
Peuple radin,
Les bras remplissant vos poches trouées de maux,
Le voisin pauvre.
Peuple blessé,
Jaloux d’un passé qui ne reviendra jamais demain,
Vous mourrez ainsi.
Les passants se dispersent,
La ville amplifie ses cris de douleurs aiguës,
Le palais se ruine.
La tendresse gèle dans le mépris,
La bouche muette reprend ses cris,
La peine scellée au fond des cœurs
Déplume les vers de leur saveur.
Kader
Dernière modification le 10-06-2009 à 02:04:23
Dernière modification le 10-06-2009 à 02:11:42
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