Abdelkader

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posté le 2009-06-12 à 16:03:00
L’infortune
Dans la tempête d'un vent d'été
Passent les poètes très ameutés,
Les uns oublient l'odeur de soie
Que d'autres égarent du bout du doigt.
Les passants rugissent dans la vallée des proies,
La ville relâche ses brebis galeuses aux dents de la jungle,
Le roi vous parle:
Peuple déprimé,
Sortez vos nez de vos ventres amplis de chagrin,
La joie autour.
Peuple infortuné,
Tendez vos sourires tel des galants sur une autre épaule,
La lumière jaillit.
Peuple trahi,
Ouvrez vos bras pour étreindre la plaie d’un cœur blessé,
A la bonheur.
Les passants ruminent des pensées dans le trou d’une mémoire sans amour,
La ville suggère ses charmes au pays où le prince est borgne,
Le poète est sauf.
Dans une journée où la suée
Fait des coulées à la nuée,
Passent les poètes les uns peureux
Et d’autres espèrent un songe heureux.
Kader...
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