LE PERIPLE DE ROMAISSA par Georges Londiche
De gauche à droite (Dr Ali Medjdoub - Mohamed Boudia)
"C' ETAIT IMPOSSIBLE, C' EST POUR CELA QU' ILS ONT REUSSI."
Posté le 23/08/2009 à 08:27 par georgeslondicheDepuis CHLEF, l' ancienne EL ASNAM et, plus ancienne encore, ORLEANSVILLE, un journaliste, Maâmar FARAH, et "deux troubadours de la littérature" ont lancé, au printemps, sur le sol Algérien, la solidarité pour ROMAÏSSA.
Depuis la France, SAMIA s' est jointe à cette solidarité et quelques uns de ses amis et relations l' ont rejoint mais la tâche est énorme et donc, ils ont besoin de notre collaboration.
Rejoignons-les.
Ci-joint, une communication de Maâmar FARAH, peu avant l' opération de Romaïssa.
La première fois que j'ai vu Mme Nadia, la maman de Romaïssa, c'était lors d'une vente dédicace organisée dans le grand hall de la bibliothèque municipale de Chlef. C'est mon ami Ali Mejdoub, chirurgien dentiste et poète à ses heures perdues qui me l'a recommandée. J'ai tout de suite ressenti son immense chagrin. Elle avait un regard d'une tristesse que j'ai rarement vue chez une autre personne. Elle avança d'un pas timide vers la table et chuchota : « moi, je ne suis pas venue pour acheter un livre… Je suis la mère de la petite fille qui souffre. M. Mejdoub m'a dit de venir vous voir… »
A ce moment-là, je m'étais dit que Mme Nadia et mon hôte chélifien s'étaient probablement trompés sur la nature de ma mission. Je n'étais ni le ministre de la solidarité, ni le père Noël. Certes, j'ai eu le privilège d'organiser le premier Téléthon de la télévision algérienne au profit de l'Irak et, avec l'aide de consoeurs d'Horizons, j'ai pu apporter ma modeste contribution à quelques opérations de solidarité par-ci par là, mais je n'étais pas la personne indiquée pour ce genre d'actions.
Mais plus je regardais Mme Nadia perdue au milieu de la foule, plus je me disais qu'il ne fallait pas la laisser seule et qu'il fallait tenter quelque chose…
Avec l'aide précieuse de M. Mejdoub et de M. Boudia, ces troubadours de la littérature qui continuer de dessiner des arcs-en ciels au dessus d'une ville asséchée de sa sève et vidée de sa culture, nous avons tenté l'impossible. Et je crois que, grâce à tous, nous avons réussi !
La petite Romaïssa qui souffre d'une maladie très rare appelée « syndrome de Rasmussen » est aujourd'hui à Paris où elle doit subir incessamment une opération chirurgicale très délicate. Mais sa famille a toujours besoin de votre aide. C'est pourquoi, aux autres formes de solidarité, M. Mejdoub a pensé apporter sa contribution personnelle à travers ce recueil de poèmes dont les recettes iront directement à la petite Romaïssa. Venant d'un poète à la sensibilité à fleur de peau et dont l'écrit s'incruste si parfaitement dans la vie quotidienne de sa ville qu'il en résulte une incroyable osmose entre lui et son environnement, ce geste se veut avant tout symbolique…
Le poète a découvert un trésor. Il en parle avec émotion et espoir. Cet espoir qui nourrit les rêves les plus fous. Oui, nous serons tous là pour accueillir Romaïssa et son immense sourire qui éclairera toute la vallée du Chélif, et bien au-delà, toute l'Algérie des humbles…
Maâmar FARAH
De gauche à droite (La mère de Romaïssa - Maamar Farah - Mohamed boudia)
« Romaissa est un trésor.
pour elle , on achèterait à prix d'or
des champs de mandragore.
mais la déesse Hippone, la belle ,
l'a prise sous son aile,
jusqu'à Paris, chez les vivandiers
de Saint Antoine de Padoue pour la sauver. »
Ali MEDJDOUB « Romaïssa ».

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