CULTURE A CHLEF - EL ASNAM -

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CAFE LITTERAIRE DU 15 AVRIL 2014 - L'AUTISME PAR MME BOUCHIR HABIBA

                                 CAFE LITTERAIRE DU 15 AVRIL 2014

Mme Bouchir Habiba, Médecin orthophoniste, devait remplacer ce jour-là Melle Slimani, professeur à l’Université d’Ouled Farès département des langues étrangères. Mme Bouchir devait débuter sa conférence par une projection de tout un travail de recherche sur l’autisme et ses symptômes dès les premières années de l’enfance. Elle devait faire remarquer que les parents doivent se poser des questions quant à la motricité de leur enfant en bas âge et ne pas attendre que l’enfant grandisse pour constater qu’il a une maladie. Elle n’est pas détectable facilement mais avec une observation soutenue, les parents peuvent détecter une certaine disfonctionnalité dans le comportement de leur enfant dès les premières années de vie. Tout au long de la projection de la vidéo sur le comportement anormal de l’enfant autiste, Mme Bouchir n’a pas cessé de donner toutes les explications nécessaires quant à la prise en charge de l’enfant autiste. Mme Bouchir devait remercier le Dr Aït Saâda Maâmar, pour sa contribution tout au long de son stage pratique au sein de l’association que dirige ce dernier et de lui avoir permis de suivre certains malades au niveau du cabinet de M Fellague. Les questions fusaient de toutes parts, de par l’assistance qui voulait toujours en savoir plus sur tel ou tel comportement, ce que Mme Bouchir prenait comme note de professionnalisme et y répondait d’une manière très détaillée revenant à sa vidéo pour mieux cerner les contours de sa réponse quant à la question posée. Toute l’assistance était intéressée par le sujet et tout un chacun voulait approfondir ses connaissances sur les différentes phases de comportement de l’enfant autiste. Moult explications sont à chaque fois, données par Mme Bouchir qui se faisait un plaisir d’y répondre avec détails qui émerveillaient les membres du café littéraire présents. C’est un sujet assez vaste et Mme Bouchir Habiba avait promis à l’assistance de donner d’autres conférences sur le sujet afin d’affiner leurs connaissances.

La deuxième conférence fut donnée par le président du café littéraire, en remplacement de M. Lariane Maâmar, empêché. Le thème de celle-ci est « La journée du savoir ».

Un bref historique fut donné par le président du café littéraire sur la vie d’Abdelhamid Ibnou Badis ainsi que sur la commémoration du 16 Avril de chaque année qui est afférente à la perte d’un des plus grands réformistes musulmans du siècle passé. Abdelhamid Ben Badis est né le 4 Décembre 1889 à Constantine. Il est décédé le 16 Avril 1940 dans la même ville. C’est l’un de plus grands réformistes musulmans du vingtième siècle. Il créa le journal « El Chihab » où il put étaler ses idées réformistes jusqu’à sa mort. Il appartenait à la petite bourgeoisie de Constantine. Il revendiquait toujours son appartenance berbère aux Zirides qui est une dynastie musulmane du Xe Siècle fondée par Bologhine Ziri. L’association des oulémas musulmans algériens fut fondée par lui en 1931. Il avait créé le magazine mensuel « El Chihab » depuis 1925 dans lequel il véhiculait ses pensées réformistes et ce, jusqu’à sa mort en 1940. Ben Badis a grandi dans un milieu pieux où il a pu apprendre le Coran à l’âge de 13 ans. Ses parents le placèrent sous le préceptorat de Hamdane Lounissi qui marqua la jeunesse d’Abdelhamid Ben Badis dont il n’oublia jamais les conseils élogieux et il lui disait toujours: « Apprends la science pour la science et non pour le devoir ». En tant que disciple dévoué à son maître, Ben Badis tint sa promesse. Il n’a jamais voulu être un fonctionnaire au service de la France coloniale. Dès 1908, il partit pour Tunis afin de parfaire ses connaissances et son enseignement. L’Ecole Zitouna était un grand centre de culture et de science en ce temps-là. Il fut beaucoup influencé par ses maîtres dans cette école  tels Cheikh Mohamed El Nakhli qui enracina en lui la méthode de la réforme de même que Cheikh Mohamed El Taher Ben Achour qui lui inculqua l’amour de la langue arabe. Cheikh Al Bachir Al Safer enseigna à  Ben Badis la possibilité de trouver les moyens pour repousser le colonialisme dans ses retranchements et délivrer ainsi ses compatriotes du joug de ce dernier. A son retour de Tunis, il enseignera au Djama’e El Kabir (Grande Mosquée) de Constantine. Mais il dut vite déchanter car ceux qui s’opposaient au réformisme musulman lui firent obstacle et il dut s’exiler encore une fois au Moyen-Orient. Il enseigna plusieurs mois dans le masdjid ennabaoui ech-charif à Médine. C’est là où il rencontra Cheikh Elbachir el Ibrahim, un autre réformiste musulman venu d’Algérie. Ils avaient entamé une discussion sur le sujet et sur conseil de leur ami le cheikh Hossein Ahmed El Hindi, qui les exhorta à rentrer en Algérie où leur peuple avait le plus besoin d’eux et de leur réformisme. Sur le retour vers l’Algérie, Ben Badis rencontra plusieurs érudits en Syrie et en Egypte. Il rentra en Algérie dès 1913 où il commença à enseigner, pour un début aux petits, puis aux grands en essayant de leur inculquer ses vues réformistes. La création de l’association lui taraudait l’esprit et ce n’est qu’en 1931 qu’il put, avec l’aide de plusieurs autres oulémas réformistes, d’asseoir cette association et la diriger de main de maître. Il dut s’en éloigner quelques temps pour créer le Congrès Musulman Algérien en 1936, mais ce dernier ne put résister aux assauts de l’administration française et il dut revenir vers l’association des oulémas musulmans algériens. Le rôle de cette dernière était de porter assistance à tous ceux qui subissaient le joug du colonialisme. Il a fondé le premier club sportif à Constantine sous l’appellation de « mouloudiate ouloum cassantina ». Le 16 Avril 1940, notre vénéré cheikh rendit son âme à son créateur. Plusieurs milliers de personnes ont assisté à ses funérailles qui ont pris la tournure d’une manifestation contre l’occupant. Le conférencier devait dire que parler de Ben Badis sans parler des autres oulémas qui l’ont soutenu dans sa démarcher serait une faute impardonnable. En effet, parmi ces érudits, nous citer quelques-uns des plus connus : Taïeb El Okbi, Mebarek El Mili, Mohamed El Bachir El Ibrahimi, Larbi Tebessi et Fodhil El Ouartilani et bien d’autres.                                                             Mohamed El Aïd Al Khalifa avait dit que l’Algérie avait enfanté des hommes de grande valeur tels Ben Badis, El Okbi, Bachir El Ibrahimi, El Mili, Larbi Tebessi et bien d’autres encore. Dans la lancée, le conférencier dira que la région d’El Asnam, du Chéliff en général, a enfanté beaucoup d’Oulémas et de saints qui ont su donner une orientation au peuple quant à sa religion. Plusieurs zaouïas avaient pris pied dans cette région parmi les plus grands penseurs nous avons plus de 41 âlems et saints qui ont transité par ce territoire d’El Asnam, tels Sidi M’hamed Ben Ali Abahloul El Medjadji, Sidi El Bouabdelli, Sidi Ahmed Benyoucef Errachedi, Sidi Maâmar, Sidi Youcef, Sidi Sahnoun, Sidi Salah et bien d’autres.

                                                                                                  Mohamed Boudia

 

 



22/04/2014
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