CULTURE A CHLEF - EL ASNAM -

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CAFE LITTERAIRE DU 25 MARS 2014

CAFE LITTERAIRE DU 25 MARS 2014 - INVITE CHEZ M. ATTAF MOHAMED (Bureau de l’A.R.A.D.)

Ce jour mardi 25 Mars 2014, à 14 h. était prévu un café littéraire comme à l’accoutumée, mais malheureusement les adeptes de ce dernier se virent refuser l’entrée de la bibliothèque de wilaya et la tenue du café littéraire, prétextant qu’ils avaient reçu une directive du Ministère de l’Intérieur pour l’interdiction des réunions, alors que des manifestations à outrance sont observées dans toute l’Algérie et politiques par excellence, et on nous interdit de tenir des manifestations culturelles, je voudrais bien comprendre le hic de cette décision qui nuit à la culture en premier ressort. Malgré toutes ces interdictions, le café littéraire s’est invité chez un ami et adepte du café littéraire, président de l’A.R.A.D. qui a bien voulu nous héberger, le temps d’une après-midi culturelle. Nous l’en remercions vivement. Après déclamations de plusieurs poèmes tant classique que du melhoun, nous avons essayé de brosser un tour d’horizon sur notre révolution, depuis les évènements du 8 Mai 1945 jusqu’au déclenchement de notre révolution le 1er  Novembre 1954. L’attention des membres du café littéraire fut attirée sur les différentes insurrections menées par le peuple algérien depuis sa colonisation sans oublier de disséquer les massacres du 8 Mai 1945 et les causes qui ont amené les indépendantistes algériens à créer l’O.S. (organisation spéciale), aile armée du M.T.L.D. Les jeunes militants du Mouvement T……..des Libertés Démocratiques, son démantèlement, l’emprisonnement de ses membres en 1950 par le tribunal militaire de Blida, l’évasion de certains dirigeants, et la continuité de la lutte jusqu’à l’instauration de l’appel du 1er Novembre 1954 qui vit le déclenchement de la révolution algérienne. M. Attaf devait dire, en réponse à ceux qui prétendent que De Gaulle nous avait accordé l’indépendance, non et non ! La France était acculée aux derniers remparts tant sur le plan économique, politique que militaire et la seule issue pour elle de sortir de cet engrenage, c’était d’entrer en pourparlers avec le F.L.N. qui avait vu toute la population algérienne virer de son côté à partir de la grève des huit jours, instituée par le F.L.N. Melle Abed Reguieg Fatima, a gratifié l’assistance d’un chant religieux avec sa douce voix de sirène. Ce fut ensuite M. Mokhtari qui nous gratifia d’un poème de sa composition qui émerveilla l’assistance par sa diction et la profondeur des mots sur l’amour de la patrie. Vinrent ensuite les poètes Saâdoune Bouabdellah qui nous a lu un chapelet de citations concernant le quotidien de l’individu. Cheikh Mohamed El Massini, nous déclama un poème de sa composition et concernant le mode de vie actuel. Le directeur du café littéraire devait entériner les informations données par M. Attaf Mohamed sur l’organisation spéciale et son impact sur le déclenchement de la révolution. Les adeptes du café littéraire se sont donné rendez-vous le mardi suivant qui verra M. Aït Djida occuper la tribune pour une communication académique.

                                                                                          Mohamed Boudia



01/04/2014
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