CULTURE A CHLEF - EL ASNAM -

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CAFE LITTERAIRE DU 7 OCTOBRE 2014 ANIME PAR MOHAMED BOUDIA

CAFE LITTERAIRE DU 7 0CTOBRE 2014 ANIME PAR MOHAMED BOUDIA

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Le café littéraire de Chlef, depuis sa délocalisation vers le Centre des Loisirs Scientifiques, face à la salle de sport « Chahid M’hamed Nasri » connaît déjà une affluence un peu timide certes mais bien présente représentée par des hommes de lettres, des poètes ainsi que des citoyens amoureux des belles lettres. En effet, ce mardi 7 Octobre 2014 à 14 H. 30 où était prévue une conférence que devait donner M. Medjdoub Ali, mais comme il est actuellement malade (nous lui souhaitons au passage un prompt rétablissement), le président du Café Littéraire l’a remplacé et le thème choisi a été le 34èmeanniversaire du séisme du 10 Octobre 1980 dont le titre est « Douloureuse commémoration ». Le conférencier commença sa communication en ces termes :

Cette journée commémorative du séisme meurtrier qui a frappé la ville d’El Asnam et toute sa région le 10 Octobre 1980 passe sous silence chaque année que Dieu fait, « Marra mar el kiram » comme on dit dans un certain dicton sur tout ce qu’à subi la population asnamie ce terrible jour du 10 octobre 1980, ce terrible jour où elle a vu s’envoler tous ses espoirs dans un nuage de poussière. En effet, que reste-t-il d’El Asnam, sinon poussière et amnésie ? D’aucuns diront que c’est la vie qui est ainsi faite, on nait et on meurt, c’est le destin de l’être humain. Oui, mais ! Doit-on oublier ces milliers de morts, parfois enterrés dans des fosses communes, sans visite de parents ni d’amis durant les fêtes religieuses. C’est tellement mesquin et misérable d’avoir oublié ou plutôt « occulté » cette journée qui a endeuillé toute une population de plus d’un million d’âmes dont des milliers nous ont quittés pour toujours ce terrible jour du 10/10/1980. Qui se souvient d’eux ? Qui aurait la décence d’avoir une pieuse pensée  pour eux ? Qui pourrait réciter une prière en leur souvenir ? Peut-être personne ? Ni parents, ni amis, ni même les autorités locales ou médias.

34 ans déjà ! Presque la moitié d’une vie moyenne, hantés par les cauchemars des cris de parents, frères, sœurs et amis emportés à la fleur de l’âge par cette terrible catastrophe qui a endeuillé tout le pays. Malgré la solidarité nationale et internationale, après être déracinés, vivent toujours dans des baraques (taudis) en complète décomposition, source de maladies parfois incurables (cancer de la peau et allergies). Au fil des ans (34 ans), leur santé a été minée au plus profond de leur être, sans compter les bestioles ramenées dans le bois périmé qui a été utilisé dans la construction de ces chalets ou plutôt taudis à long terme. On leur propose à chaque fois, des solutions un peu rocambolesques pour se départir de leur taudis mais quelles solutions ? Nous savons pertinemment qu’actuellement, il faut un minimum de 4.000.0000 de dinars algériens pour construire un F3 ou un F4 dans des HLM, alors qu’on propose aux asnamis une misérable somme qui ne leur permettrait même pas de sortir leurs poteaux de terre. Cette somme est dérisoire. Si Elle a été acceptée par certains, c’est seulement par ceux qui ont d’autres rentrées que leur salaire ou leur retraite. Par ailleurs nous constatons que la majorité des propriétaires ou des locataires de ces baraques dépassent largement les 65  ou 70 ans et même un peu plus pour la majorité d’entre eux et ils ne peuvent prétendre au prêt dont on parle. Les banques refusent d’allouer des crédits à des personnes âgées dépassant les 65 ou 70 ans. Ces solutions de raccommodage ne servent en rien le citoyen qui doit bénéficier de l’aide totale de l’Etat pour avoir un toit décent. N’est-ce pas indiqué dans le « destour » ? Ou bien y a-t-il deux poids et deux mesures dans ce pays ?

Qu’ont fait les asnamis pour subir les marasmes des dirigeants de cette Algérie et le déni de ces derniers concernant leurs droits inaliénables dans le destour pour une vie décente, en tant qu’ « algé-riens » et en tant qu’êtres « hue-mains ».

Doivent-ils quémander leurs droits ? Et à qui ? Je n’en dirais pas plus, tout homme sensé lirait dans ma pensée.

A tous les asnamis, je leur dirais seulement d’avoir une pieuse pensée pour leurs disparus et prier Dieu de les envelopper de Sa miséricorde et de Son pardon. « A Dieu nous appartenons et à lui nous retournerons »

Paix aux âmes de bonne volonté !!!!

M. Mohamed Boutoubat, poète engagé, nous a gratifiés de plusieurs poèmes engagés pour la Palestine et Ghaza. M. le président du café littéraire n’a pas, lui aussi, omis de déclamer quelques poèmes de sa confection en langue nationale et en français.  Ce fut ensuite M. Boughari Hocine qui fit une oraison funèbre sur les morts du 10/10/1980 en agrémentant sa communication par les méfaits du séisme sur la contrée d’El Asnam, tant sur le plan géographique, géophysique que social et économique. Un débat riche et consistant suivit ces communications. Une collation fut offerte par les membres attitrés du café littéraire, aux invités présents. Le président du café littéraire donna rendez-vous aux invités, le mardi 14 Octobre 2014 pour une conférence qui sera donnée par M. le Dr Aït Saâda Maâmar, psychologue.

                                                  Mohamed Boudia 



19/02/2015
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