CULTURE A CHLEF - EL ASNAM -

CULTURE A CHLEF - EL ASNAM -

AU PAYS DES OBSCURANTISTES

AU PAYS DES OBSCURANTISTES

Nous nous excusons auprès de nos amis et collègues écrivains, poètes, journalistes, enseignants universitaires, amoureux des belles lettres et adeptes du café littéraire de Chlef pour le fâcheux contretemps qui va leur être occasionné de par la fermeture de leur  lieu de rencontres littéraires,  indépendant de notre volonté. Lorsqu’ils liront l’article qui suit, ils comprendront sûrement que la culture est le dernier souci de certains responsables de la culture et qu’elle se meurt à Chlef. « Adhama Allahou adjrouna fi mafkoudina ».

                              AU PAYS DES OBSCURANTISTES

Le seul café littéraire qui ait pu résister pendant près de huit années consécutives est celui de Chlef et qui a essayé de relever le défi d’asseoir une culture propre et sans anicroches se voit refuser certains espaces pour officier, par certains tenants de la culture à Chlef (Direction de la culture et Maison de la culture). Chaque année (rentrée sociale), ses promoteurs sont confrontés aux mêmes vicissitudes créées par certains responsables de la culture au niveau de la wilaya. C’est contre vents et marées qu’il a pu faire la traversée du pôle nord pour ne pas dire la traversée du désert car durant ces huit années, la culture a rayonné dans certains espaces culturels presque vides de toute activité pérenne. Il est à noter que les membres du café littéraire prenaient eux-mêmes leurs invités de marque en charge (Ecrivains de renom, personnalités sociales et politiques, figures historiques de la révolution algérienne, etc…). Les membres de ce café se sont dévoué corps et âmes pour la pérennité de cet espace culturel qui a su donner un élan salvateur à la culture dans notre ville et dans notre wilaya et même à l’échelle nationale. Ses membres ont toujours participé aux différents colloques culturels au niveau de l’Université Hassiba Benbouali, au niveau des associations du patrimoine de Chlef, Bouira, Annaba, Tizi Ouzou, Tiaret, Mascara, Tlemcen, etc…) pour essayer de créer des cafés littéraires dans tous ces lieux de culture. Ils ont de même participé aux trois premières éditions  du festival local « Lire en fête » puis ils ont été systématiquement écartés de la tenue de ce festival depuis deux années !!!!

Ils ont aussi participé en masse au différents mois du patrimoine au niveau du Musée de Chlef mais malheureusement, leur abnégation à vouloir relever le niveau de la culture à Chlef n’a pas été comprise par les autorités locales et en particulier les tenants de la culture. Nous sommes vraiment en plein dans le domaine exclusif et cloitré de l’obscurantisme séculaire qui a sévi des années auparavant. Nous, membres du café littéraire, nous nous sentons lésés par ces « rond-de-cuir » qui ne sont là que pour entraver la marche du pays, nous sentons que la culture est menacée au plus haut point par ces gens acculturés qui font la pluie et le beau temps (mais pas en matière de culture) et que les autorités supérieures du pays doivent prendre en compte les doléances des ces écrivains, poètes et intellectuels de tous bords afin que leur espace culturel puisse leur revenir et continuer à semer sa bonne culture au milieu de notre jeunesse qui a soif de culture et de loisirs.

Que dirais-je ? Je crois qu’il est temps d’appeler un chat, « un chat » et pouvoir dire certaines choses en face pour pouvoir annihiler l’esprit dévastateur en matière de culture de ces gens qui ne regardent que ce qu’ils peuvent mettre dans leur besace.

N’oublions pas que tous les membres du café littéraire de Chlef (parmi eux des écrivains, des poètes, des enseignants universitaires, des chercheurs, des journalistes de renom) sont des bénévoles et mettent leur savoir et leur temps à satisfaire les exigences des hommes et femmes amoureux des belles lettres.

Nous sommes à la croisée des chemins et le café littéraire de Chlef va certainement fermer ses portes et « mettre la clé sous le paillasson » comme dit le proverbe. Il est malheureux de constater que de pareilles choses arrivent dans notre pays au su et au vu de tout le monde. De grâce ! Donnez-nous un espace où nous pourrons officier pour le bien de la culture dans notre ville et dans notre pays en général. Cessez de mettre des bâtons dans les roues de tout un chacun qui veut apporter sa petite pierre à cet édifice malheureux qui risque de sombrer dans l’oubli et dans les méandres de l’obscurantisme qui est le nid de toutes les dépravations et de toutes les déviations sociales.

                                                                                                                 Mohamed Boudia

 



29/09/2015
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