CULTURE A CHLEF - EL ASNAM -

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CAFELITTERAIRE DU 17 JUIN 2014 DE CHLEF ANIME PAR DJILALI BENCHEIKH

CAFELITTERAIRE DU 17 JUIN A CHLEF ANIME PAR DJILALI BENCHEIKH

CAFE LITTERAIRE DU 17 MAI 2014

CAFE LITTERAIRE DU 17 JUIN 2014 DJILALI BENCHEIKH 002

Le café littéraire de Chlef (El Asnam) ne désemplit pas. Chaque semaine voit venir un grand écrivain ou une grande figure de l’histoire de notre pays. Après Bendamèche Abdelkader, Mohamed Magani, Mme Leïla Aslaoui, Mme Zohra Drif Vve Bitat, voilà qu’il est l’hôte de l’écrivain Djilali Bencheikh, qui est natif de la région, près d’El Asnam (Chlef) en 1944, après le lycée mixte à Orléansville (Chlef) et des études en économie à Alger, il se tourne vers le journalisme. Il a à son actif plusieurs publications tant en France qu’en Tunisie et en Algérie, prix de l’ADELF (Association des écrivains de langue française) précédemment chef d’édition à la section française et chroniqueur culturel à Radio Orient à Paris. Actuellement en retraite mais pas pour l’écriture. Il a écrit conjointement un livre avec plus de vingt écrivains du pourtour de la Méditerranée et dont le thème fut « Ma mère » où chaque écrivain relatait la vie et les prouesses de cette dernière. Ses publications sont les suivantes :

« Mon frère ennemi »  1999 en France, réédité en Tunisie puis en Algérie                                                  

« Voyage au bord de l’enfance » nouvelles – 2000 en France              

 « Tes yeux bleus occupent mon esprit » 2007 en France                        

«  Beyrouth, canicule » en 2010

Romans collectifs :                                                                                          

  « Ma mère » Recueil dirigé par Leila Sebbar – 2008 – France            

 « Julia des sables » in « Sortilèges sahariens » 2008 en France.

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Pour cette journée du Mardi 17 Juin 2014, il a choisi de nous présenter son premier roman « Mon frère ennemi » qui est une autobiographie de l’auteur relatant des faits réels mais emprunts de beaucoup de romance.

La présentation de l’auteur fut faite par le président du café littéraire qui laissa la parole à son hôte pour présenter son roman qui est d’une richesse littéraire exceptionnelle de par les faits racontés dans la trame du roman et qui relatent la vie quotidienne dans un douar de l’Algérie.

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M. Djilali Bencheikh devait présenter son livre en ces termes :

C’est peut-être en gros, mon histoire et l’histoire de mon douar que je présente dans ce roman bien sûr, j’ai cassé certains tabous qui ont donné de l’élément à ce roman qui restera, je l’espère, une référence pour tous ceux qui veulent écriture l’histoire. Les non-dits ont été littéralement mis à nu pour le lecteur qui saura apprécier cette lecture. La trame du roman se passe effectivement dans l’Algérie profonde au début de la guerre de libération. Je mets en lice deux enfants, deux frères que séparent seulement deux années pour expliquer plusieurs pans de la vie quotidienne d’une famille algérienne de l’intérieur vivant sous le patriarcat presque total. Les symboles utilisés dans ce roman sont d’une extrême sensation de vécu que le lecteur pour discerner et en faire une lecture éclectique pour mieux s’imprégner du fond de cette trame qui se veut un témoignage poignant de la vie quotidienne d’une famille et d’un village de l’intérieur de l’Algérie.  Je vous lirais bien un passage intéressant qui met à nu certaines pratiques ayant trait à l’Islam comme la circoncision des enfants : « Lorsque les mots du roman sont tombés sur le papier, je n’avais pas la moindre idée de la suite à leur donner. Entre 1994 et 1995, l’Algérie était balayée par un tourbillon insensé de violence : le peuple terrorisé, l’intelligence assassinée dans un bain de sang. Médusé dans mon confort hexagonal, je regardais de loin sombrer ce pays de ma naissance, magnifique et imprévisible, sans trop savoir quoi faire. Ma plume s’est alors mise à courir dans l’espoir de conjurer le désastre. Ma modeste ambition se limitait à dire ceci : « Je connais ce peuple depuis longtemps, très longtemps, il ne ressemble pas au cauchemar qu’on nous présente tous les soirs sur les écrans. Je voulais raconter l’Algérie de la longue distance, ce peuple généreux à la fois hâbleur et tragique, versatile et remarquablement acteur d’histoire. Comment dire alors l’Algérie de toujours ? Ma recette a été simple : restituer le récit de ma vie depuis les origines, dans ce pays-théâtre qui transforme les sketches en tragédies. C’est ainsi qu’est parti l’histoire de « Mon frère ennemi » dont le titre, sans que je le veuille, figurait une métaphore du fratricide collectif.

Les débats furent très animés et M. Djilali Bencheikh y répondait avec amour et dévotion ou l’on sentait l’emprise de son roman sur sa vie. Un diplôme d’honneur fut remis à M. Bencheikh par M. Kamoumia Mohamed, directeur de la bibliothèque principale de lecture de la wilaya de Chlef. Lui emboitant le pas, les membres du café littéraire lui ont remis un cadeau afin de lui rappeler son passage à El Asnam. Une vente-dédicace fut faite par l’auteur en fin de séance du café littéraire et une photo souvenir a été prise en compagnie de l’auteur Bencheikh Djilali avec toute l’assistance.

                                                                                   Mohamed Boudia



02/07/2014
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