CULTURE A CHLEF - EL ASNAM -

CULTURE A CHLEF - EL ASNAM -

LE DÉVELOPPEMENT DURABLE PAR ISMAIL GUELLIL


 
 
 
L'union pour la Méditerranée a pour but de promouvoir un partenariat économique, des réformes démocratiques, le respect des droits de l'homme et la prospérité entre les pays voisins situés au sud de l'UE1, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient et les pays de l'UE.
 
Ses objectifs :

- Création d'un espace de paix et de stabilité basé sur le dialogue politique;

- Création d'une zone de prospérité partagée par le biais d'un partenariat économique et financier et l'établissement graduel d'une zone de libre échange;

- Promotion du rapprochement entre les peuples en encourageant des échanges sociaux, culturels et humains entre les cultures des deux rives et entre les sociétés civiles.

Anciennement appelé « Processus de Barcelone », cet accord a été relancé en 2008 par 
N. Sarkozy et se voulait une occasion pour relancer les rendez-vous manqués de l'histoire et concrétiser les aspirations des peuples de cette région qui ne pouvaient prétendre à faire partie de l'UE.

Le programme de cette Union est assez vaste et comprend des initiatives très positives pour les deux rives :

 la dépollution de la mer Méditerranée, y compris des régions côtières et des zones marines protégées;
·

 la mise en pla
·ce d'autoroutes maritimes et terrestres qui relient les ports et améliorent les liaisons ferroviaires en vue de faciliter la circulation des personnes et des biens;

 un programme de protection civile commun sur la prévention, la préparation et la réponse aux catastrophes naturelles ou causées par l'homme;
·

 un plan solaire méditerranéen qui explore les possibilités de développer des sources d'énergie alternatives dans la région;
·

 une université euro-méditerranéenne, inaugurée en Slovénie en juin 2008;
·

 l'initiative méditerranéenne de développement des entreprises, qui soutient les petites entreprises qui déploient leurs activités dans la région en évaluant dans un premier temps leurs besoins, puis en leur offrant une assistance technique et un accès au financement.
·

1 États du Sud riverains de la mer Méditerranée, vingt sept États membres de l'Union européenne, douzeÉtats membres du Partenariat Euro-Méditerranéen et quatre autres États hors Union européenne (Bosnie-Herzégovine, Croatie, Monténégro, Monaco) également riverains de la Méditerranée.

Cette Union devrait être une évidence géographique et une nécessité politique et stratégique à l'image des liens de toutes sortes qui lient les peuples des deux rives.
 
Lancée avec faste et fracas par 
N. Sarkozy, comme « une grande œuvre élyséenne », que reste-t-il de tout cela après le départ de N. Sarkozy et les bouleversements du « printemps arabe » que connaît la région?
 
L'Europe et 
F. Hollande iront-ils de l'avant avec ce projet ou est-il déjà mort et enterré?

Le silence assourdissant de cette Union durant le 
« printemps arabe » et les atermoiements de la France et de l'Europe lors des premiers soulèvements des peuples arabes ne présagent rien de bon.
 
Les incompréhensions réciproques, les intérêts divergents et l'ambiguïté, pour ne pas dire le soutien, toujours présente lorsqu'il s'agit de relations avec les dirigeants des pays du Sud vont dans le sens d'un alibi qui ne fait qu'entretenir 
« la même farce » : on brandit le projet lorsqu'on en a besoin et on le remet au placard lorsque le « show » est fini.

La démarche d'intégration méditerranéenne est aujourd'hui encore plus que jamais nécessaire. Elle doit aller dans le sens des aspirations des peuples des deux rives : démocratie, droits de l'homme, coopération, contrôle du flux migratoire, sécurité, etc.

L'UPM devrait être ressuscitée et, à défaut, pourrait servir comme levier d'un nouvel accord dans le cadre de la nouvelle situation prévalant dans les pays du Sud et des leçons qui peuvent en être tirées.
 
Les discours ne suffisent plus. Un partenariat pour un vrai projet s'impose afin de mettre fin aux hantises sécuritaires et migratoires et pour un échange qui ne sera que bénéfique à ces centaines de millions d'individus liés par l'histoire, mais aussi par un destin commun, n'en déplaise aux opportunistes de tous bords.

L'UPM se doit d'être à l'écoute de ce qui se passe et d'accompagner les mouvements qui aspirent à laliberté, à la dignité et qui se révoltent contre les différentes formes d'injustice. Elle se doit d'être une union solidaire et engagée et aider à l'avènement de sociétés démocratiques et pluralistes, une union de développement de compétences et de savoir-faire et un pont entre des cultures et des civilisations de part les attentes et les espoirs qu'elle a suscités lors de sa création.
 
Elle doit obliger les 
deux rives à bien se regarder, à se parler, à se comprendre, à soigner ensemble les fractures de l'histoire et prendre le temps de les soigner pour se la réapproprier dans l'intérêt et pour l'avenir de leurs populations.
 
Une fois guérie de ses multiples amnésies, la région pourrait se prévaloir des richesses de toutes ses civilisations et occuper la place qu'elle mérite dans ce monde complexe.

L'UPM ne doit pas appuyer les dictateurs, mais les aspirations légitimes des peuples. Elle ne doit en aucun cas travailler avec les systèmes corrompus qui ne respectent pas les droits humains de leurs peuples. Aucun développement durable n'est possible sans des fondements d'État de droit basés sur des valeurs et non des intérêts.
 
Les bouleversements que connaît la rive sud sont en train de mettre en place une nouvelle configuration de nature à relancer l'UPM.

Elle doit revenir à ses origines et n'inclure que les pays riverains, se fortifier avant de s'agrandir pour ne pas devenir une énorme structure que ses tentacules empêcheraient de fonctionner.

Une UPM viable doit être composée de personnes issues de la société civile (association, ONG, etc.) afin de réellement représenter les populations des pays de la région. Elle ne doit pas être dictée par les pouvoir en place qui pourraient, vu les évènements récents disparaître < n'importe quel moment. Elle doit être soumise à des contrôles très stricts afin d'éviter la corruption et doit rendre compte de façon régulière en ce qui à trait à ses projets et leurs échéances.

En plus de ses projets pragmatiques et concrets, l'UPM se doit d'apporter son soutien aux initiatives visant à instaurer des systèmes démocratiques pour une alternance au pouvoir et à mettre en place des associations et des ONG qui auront pour mission de veiller au respect des droits de l'homme dans certains pays du Sud.

L'Union doit axer ses politiques à long terme sur les principes d'un partenariat gagnant-gagnant, sans partisannerie et sans arrières pensées politiciennes et sur une éthique au service de la personne humaine et uniquement la personne humaine.
 
En aidant au développant des pays du Sud, l'UPM facilitera la création d'un marché à portée des pays du Nord de la Méditerranée avec le bassin de main-d'œuvre dont ces derniers ont besoin; contribuera à générer des emplois dans ces mêmes pays du Sud.
 
Par-dessus tout, un tel partenariat rendra des rêves possibles, limitera la fuite des cerveaux et donnera assez d'espoir à des générations de jeunes pour rester chez eux au lieu de risquer la mort pour rejoindre les pays du Nord. Les Pays du Nord seraient moins confrontés l'immigration clandestine et aux nombreux problèmes qu'elle engendre.

La gauche française et 
François Hollande ont là une opportunité de faire aboutir un projet vital pour la région et monter leur volonté de rompre avec les errements du passé. Les populations du Sud n'en attendent pas moins.
 
Cordialement a vous tous  Ismail GUELLIL

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#Posté le lundi 25 mars 2013 17:54

Modifié le mardi 26 mars 2013 15:48

U.P.M

UPM : questions de méthodes

Le cas du Mexique est frappant: en 1994, les Etats-Unis imposent un traité de libre-échange, l'Alena, que ratifient le Mexique et le Canada. En 1994, le Mexique est quasiment autosuffisant sur les denrées alimentaires de base et notamment le maïs, plat national. Depuis, le Mexique a triplé ses importations de céréales et achète environ 40
 
 

 
 
 
 
 
Union pour la Méditerranée: plus qu'un mois avant le Sommet de Paris % de son alimentation. Au résultat, les terres sont en jachère et huit millions de fermiers mexicains en faillite sont placés clandestinement aux Etats-Unis. Chaque heure, le Mexique importe 1,5 million de dollars de nourriture et chaque heure, 30 paysans mexicains s'exilent aux Etats-Unis *. Sur le simple cas du maïs, les agriculteurs mexicains perçoivent en moyenne 700 dollars de subventions annuelles, leurs homologues américains, 21.000 dollars !

Cette situation n'est pas sans rappeler les déséquilibres agricoles entre l'Union européenne et les marchés du Sud-méditerranéen.

Le projet d'union pour la Méditerranée reste certainement, malgré tous les obstacles soulignés, un grand projet stratégique qui pourrait être utile pour toutes les parties. Mais les innombrables tractations qu'il donnera l'occasion doivent d'emblée s'inspirer de quelques principes :

- Du donnant-donnant au gagnant-gagnant: chaque pays ou chaque groupe de pays ne consentira à faire des sacrifices que s'il a l'assurance que ces sacrifices sont mutuels et profitables à tous dans une logique positive.

- Le «troc» ne devra pas en revanche mélanger outre mesure les domaines: on n'échange pas du pétrole contre des accords militaires, des subventions industrielles contre des Droits de l'homme, des crédits bancaires contre l'exportation de modèles culturels.

- L'autosuffisance alimentaire et la sécurité énergétique doivent être un objectif commun de l'ensemble UE/UPM.

- L'organe de négociation et de développement des projets doit constituer une structure simple et unifiée. Après le «Processus de Barcelone», les «conférences 5 5», le «Forum méditerranéen», l'UPM court d'abord le risque de devenir un nouvel agrégat bureaucratique de plus.

- Enfin et surtout, L' Union pour la Méditerranée a une petite chance de succès si les populations concernées s'en emparent. De ce point de vue, les essais précédents sont restés cantonnés dans le silence pesant des bureaux gouvernementaux et le débat feutré des conférences et sommets internationaux. L'adhésion passe par une information citoyenne la plus large. Le succès d'une telle Union nécessite également que ses objectifs généraux se transforment en enjeux concrets pour la très grande masse des individus concrets.
 

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#Posté le mardi 26 mars 2013 01:27

La Rhétorique

 

 

La notion de développement durable est tellement générale et multidimensionnelle qu'elle peut être rhétorique de plusieurs manières.

Le développement durable est en effet avant tout une représentation du monde (et de l'économie) spécifique qui n'existe pas encore totalement et à ce titre elle peut être rhétorique au sens qu'il est nécessaire de convaincre les citoyens de son importance et cela passe par la rhétorique (Partie I).

Mais le développement durable est aussi une stratégie au service d'intérêts sociaux et comme toute stratégie elle comporte aussi des éléments de rhétorique au sens d'art de d'enrôler des parties prenantes ou de s'opposer à des intérêts différents ou faire croire (Partie II)

Ce sont ces deux types de rhétorique, positif et négatif, rattachés au développement durable qui sont exposés dans ce travail

I) La dimension positive de la rhétorique en matière de développement durable

Dans cette première partie, nous discutons des aspects positifs de la rhétorique c'est-à-dire que la notion de développement durable possède en elle-même un niveau rhétorique nécessaire et con-substantiel. Cette rhétorique est nécessaire pour réaliser concrètement le développement durable. Trois points sont traités pour illustrer cette rhétorique « positive » : l'explication des enjeux, convaincre les citoyens et établir des nouvelles représentations.


I-A) Une représentation du monde qu'il faut présenter par un discours : la rhétorique
comme explication d'enjeux.

La déclaration de Rio constitue un exemple important de cette manière de lier le développement durable et la rhétorique.

La Déclaration de Rio sur l'environnement et le développement, un ensemble de 27 principes définissant les droits et les responsabilités des États dans le domaine du développement durable.

La Déclaration de Rio était à l'origine conçue comme une "Charte de la Terre", un témoignage, selon les pays industrialisés, de la nécessité de protéger l'environnement. Cette « charte », élément de rhétorique, concerne les forets, le climat, la biodiversité...

Le Sommet de la Terre a marqué une date dans l'histoire des Nations Unies. Il a mobilisé des centaines de milliers de personnes de par le monde, qui ont pu faire part de leurs craintes quant au futur de la
planète et donner aux dirigeants leur avis sur les mesures à prendre. Quelque 650 ONG accréditées ont participé à la Conférence afin de suivre les négociations et faire entendre leur voix. Dans le même temps, quelque 17 000 personnes, y compris 7 150 ONG de 165 pays ont participé au Forum mondial de 1992 -- deux semaines de manifestations, de séminaires, de conférences et d'expositions dans le parc de Flamengo, dans le centre de la ville de Rio. Un grand nombre d'ONG réfléchissent aujourd'hui au rôle qu'elles doivent jouer pour mettre en œuvre le programme Action 21. Il reste à voir si l'on pourra tirer parti de cette vaste mobilisation de l'opinion pour faire en sorte que la Conférence soit véritablement suivie d'effets. M. Strong a demandé que soient réexaminées les procédures de l'ONU afin de permettre une plus grande participation des ONG à ses travaux.

Le rapport Brundtland est un deuxième exemple de ce lien rhétorique et développement durable sur un plan global à l'instar du préambule de ce rapport :
 
« Nous n'avons qu'une seule et unique biosphère pour nous faire vivre. Et pourtant chaque communauté, chaque pays poursuit son petit bonhomme de chemin, soucieux de survivre et de prospérer, sans tenir compte des éventuelles conséquences de ses actes sur autrui. D'aucuns consomment les ressources de la planète à un rythme qui entame l'héritage des générations à venir. D'autres, bien plus nombreux, consomment peu, trop peu, et connaissent une vie marquée par la faim et la misère noire, la maladie et la mort prématurée ».

Ainsi commence donc le rapport Notre avenir à tous de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement, crée par l'ONU, qui a formulé un ensemble de recommandations et aboutit à la Conférence mondiale de Rio sur l'Environnement et le développement en 1992 et a donné la première définition officielle du développement durable :
 
« Un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre les capacités des générations futures à répondre aux leurs ».
 
21 ans après sa parution, ce document historique reste particulièrement important. C'est une référence en matière de développement durable, très utile pour les étudiants, les éducateurs, les institutions.


I-B Une nouvelle logique sociale qu'il faut défendre

Il est également nécessaire d'utiliser la rhétorique pour une deuxième grande raison globale : convaincre les gens de la nécessité de nouvelles pratique et ce de différentes manières c'est-à-dire de favoriser une nouvelle logique sociale.

A cette fin, il faut mener une action concrète et efficace contre la dégradation de la biosphère, pauvreté et la famine. Ces actions ne peuvent être efficaces que si certains arguments ou actions de rhétorique sont menées comme :

-Une éducation des populations promue par les politiques en place et que l'accès à l'école est généralisée dans tous les pays, l'alphabétisation est indispensable et la base pour l'amélioration des conditions sociales
-Une coopération active en partenariat entre les scientifiques des pays industrialisés envers les pays en voie de développement et les pays pauvres, afin d'apporter des savoirs sur la façon de produire plus et mieux pour nourrir les populations

-La formation de personnel de santé est essentielle pour mener un projet d'accès aux soins de qualité et pour tous, ainsi que l'accès aux médicaments qui doit se généraliser sur tout le territoire à travers la mise en place d'un système de sécurité sociale entre génération et catégories sociales.
- de nouvelles règles du commerce mondial doivent évoluer vers la généralisation de bonnes pratiques obligatoires telles que :

 L'interdiction de faire travailler les enfants
ü
 L'instauration d'un salaire minimum afin que les familles puissent vivre décemment et un temps de travail maximum
ü
 L'instauration de pénalité pour les pays ne respectant pas ces règles
ü
 Détruire les marchandises fabriquées par les enfants et une population exploitée
ü
 Information générale destinée aux consommateurs de ces produits venant des pays ou les salaries sont exploités
ü

L'utilisation des nouvelles technologies telles qu'Internet et les recherches scientifiques disponibles dans les medias permettent aux populations d'avoir accès à toutes les informations et induisent un changement de comportement.

Pour illustrer, cet aspect de la rhétorique, l'exemple, est celui du changement nécessaire de comportement est significatif : à savoir le recyclage des matières ou la réparation, remise en état du produit lui assurant une deuxième vie ; Dans cette logique il y a l'échange, la revente des biens qui ne plaisent ou ne servent plus. C'est une tendance qui devrait de plus en plus être utilisée à cause entre autre de la crise en plus de la prise de conscience du gaspillage émis par le monde moderne

I-C) De nouvelles valeurs et représentations

Pendant plusieurs générations nous avons été élevés dans une société de consommation, on produit, on achète, on jette, et on plus on a d'objet et mieux c'est. Tout à été fait pour pousser les gens à consommer en créant des besoins par exemple : tel portable- internet- mp3- télé, à travers des méthodes de ventes agressives

 Publicités placardée sur les bords des routes
Ø
 Publicité dans les boites a lettre
Ø
 Publicité à la télévision
Ø
 Publicité à la Radio
Ø

Partout la publicité est omniprésente, les populations ont été encouragées dans leur course vers l'obtention des biens matériels, et tout a été fait pour cela.

 Instauration des crédits à la consommation
Ø
 Instauration de crédits Révolving (qui ont poussé les familles, les personnes au
Ø
Surendettement, pauvreté, précarité etc...)

Le besoin de matériels ont été encouragé par les pouvoirs politiques et nos sociétés fonctionnent comme cela depuis des décennies.

Depuis quelques années, quelques voix se sont élevées pour dire que l'on avait atteint les limites de cette façon de fonctionner et que l'on courait à la catastrophe si l'on faisait plus.

Le problème est de réussir à convaincre les populations à changer leur vision sur notre société de consommation en leur expliquant comment consommer autrement et que de se comporter en tant que personne morale que responsable est possible.

Toujours plus de consommation entraine de plus en plus des contraintes sociales et de plus en plus de nuisances ou de destructions irréversibles pour la planète.

La prise de conscience est en train de se produire mais pas a la même vitesse selon les pays.
Les partis politiques doivent réfléchir à des actions réalisables, compréhensibles, claires pour vraiment évoluer vers une société non plus de consommation mais de durabilité.

II) La dimension partisane et partiale de la rhétorique en matière de Développement Durable

Certaines entreprises ou certaines personnes morales utilisent le développement durable pour améliorer leurs images ou faire adhérer des électeurs à leur cause et non pour promouvoir l'intérêt du développement durable dans sa dimension d'intérêt général. En effet, la rhétorique peut être au service d'intérêts particuliers de plusieurs manières : tromper l'opinion, instrumentaliser le discours sur le Développement durable et faire oublier le réel.

II-A) Utiliser la rhétorique pour faire semblant de pratiquer le Développement Durable

L'exemple type est le GREENWASHIN, terme anglophone pouvant être traduit par « verdissement d'image ». Concrètement ce mot exprime les efforts plus ou moins réels fournis par une entreprise en termes de développement durable et de protection de l'environnement. Le GREENWASHIN est surtout présent dans les publicités

Les slogans des publicités utilisent des mots ou des expressions qui évoquent la protection de l'environnement et le développement durable. Les images évoquent la nature, la faune et la flore pour que les consommateurs soient incités à associer le produit et l'environnement.

La pratique du GREENWASHIN peut mettre en avant un composant du produit mettant l'accord sur la préservation de l'environnement en laissant des zones d'ombre sur les autres composants

Quelles sont les entreprises utilisant le GREENWASHIN ?

Evidemment ce sera les entreprises les plus polluantes qui ont intérêt en terme d'image et financièrement qui utiliseront le plus le GREENWASHIN. Plusieurs exemples l'illustrent :

 Ainsi l'industrie automobile aura tout intérêt à utiliser ce procédé pour donner l'impression que les automobiles ne sont plus ou peu polluantes.
·

 EDF-AREVA montrera en image la façon de produire l'électricité avec les éoliennes, les panneaux solaires et d'autres énergies en omettant de préciser que la production d'électricité est à 85% d'origine nucléaire.
Ø

 L'industrie agro-aliment
Øaire utilise des labels suggérant la consommation ''verte' 'ou la qualité ''bio'' souvent abusivement et la multiplicité de ces labels font que les consommateurs n'y comprennent plus rien et achèteront en pensant acheter ''bio'' ou non ''polluant''.

 ''Total '' fait régulièrement de la communication sur le développement durable faisant croire que l'entreprise se souci de ne pas utiliser des méthodes d'exploitation trop polluantes et de ne pas puiser jusqu'à la fin de la ressource ''Pétrole''
Ø

II-B) Utiliser la rhétorique pour discréditer les arguments des adversaires du développement durable

Il est aussi possible d'utiliser l'idéologie de la peur (Al Gore, Greenpeace) pour faire percevoir les dangers des pratiques non durables ou bien utiliser les résultats scientifiques (GIEC) pour affirmer ou discréditer les arguments de la partie adverse dans les polémiques liées au développement durable.

En analysant ces facteurs, en peut constater que c'est la peur des conséquences de ces évènements qui ont permis l'émergence d'un mouvement écologiste de plus en plus fort.

C'est pourquoi les partis politiques se sont sentis obligés de nager sur cette '' vague' 'plus ou moins sincèrement, mais la dominante économique contraint la politique à avoir des idées modestes ne bousculant pas les projets boursiers.

C'est pour cela qu'en France la sortie du Nucléaire 'par exemple 'ne sera pas pour demain
Sauf : si l'électorat choisi un parti politique ayant de vrais idées pour en sortir sans trop de dommage pour l'économie.

Faire peur aux populations par rapport à un sujet est facile.

 Qui n'a pas peur qu'une centrale nucléaire ait un problème ?
Ø

 Ou encore qu'un phénomène météorologique majeur arrive, à cause du réchauffement de la planète ?
Ø

 Ou qu'une grande épidémie se développe à cause de la mutation de certains microbes due à des transformations climatiques ?
Ø

Certains groupes sociaux utilisent cette 'RHETORIQUE' pour discréditer un adversaire ou pour imposer leurs intérêts particuliers au détriment de l'intérêt général.

II-C) Rendre la notion de développement durable purement rhétorique

Cette nouvelle dimension de la rhétorique rattachée au développement durable est dans une même philosophie que celle discutée à l'instant. Elle consiste néanmoins à aller jusqu'à l'extrême d'une rhétorique de développement durable c'est-à-dire dans un sens où la dimension verbale et rhétorique correspond à l'ensemble et à la seule dimension du développement durable.

Par exemples, on peut citer les stratégies qui :

 Consistent à faire du Développement Durable une question purement rhétorique pour faire taire la partie adverse ;
·

 Ou celles qui consistent à rendre la question du développement durable uniquement formel et symbolique pour ne plus s'in
·téresser au réel et à la réalité : comme le « greenwashing » mais à l'échelle du discours dans son ensemble.


Conclusion

Le Développement Durable peut donc être rhétorique de 2 manières :

 De manière positive car c'est une démarche globale à instituer qui a besoin de la rhétorique (adhésion et explicitation) (démarche nécessaire pour instituer une modèle qui n'existe pas encore dans la pratique de manière décisive);
·

 De manière négative (rhétorique pour la rhétorique) : c'est quand le Développement Durable devient que rhétorique et qu'il n'a pas de traduction concrètes dans les faits (stratégie de résistance pour ne pas changer ou bien pour discrédite les adversaires sans réelles volonté de construction de société différents).
·

Doit-on léguer ces problèmes irrésolus aux générations futures, ou doit-on réfléchir et agir chacun à notre niveau pour que des solutions seront apportées aux problèmes environnementaux graves de notre siècle ? La rhétorique de la représentation idéale croit en sa résolution alors que la rhétorique de l'instrumentalisation croit plutôt en sa dimension tactique dans le monde des intérêts sociaux.
 
Cordialement  Ismail GUELLIL

 
 

 

Le développement durable

 

 

 

 

 

 

 

Dans la vie, il y a deux catégories d'individus : ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi. Ceux qui imaginent le monde tel qu'il devrait être et se disent : pourquoi pas ?
On entend et lit de plus en plus souvent les mots "développement durable". Pourtant, le sens exact de cette expression est relativement méconnue du grand public. Aussi, un petit retour vers quelques définitions s'impose.
                                                                                        Définitions


L'acception la plus couramment utilisée est la suivante :
Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Rapport Brundtland, 1987
Le développement est un processus conduisant à l'amélioration du bien-être des humains. L'activité économique et le bien-être matériel demeurent essentiels mais la santé, l'éducation, la préservation de l'environnement, l'intégrité culturelle par exemple le sont tout autant.L'adjectif durable insiste sur la notion de temps c'est-à-dire pour une amélioration sur le long terme du bien-être de tous.Le développement durable est conçu comme une rupture avec d'autres modes de développement qui ont conduit, et conduisent encore, à des dégâts sociaux et écologiques considérables, tant au niveau mondial que local.
La rubrique  un peu d'histoire présente l'évolution des idées ayant conduit à la définition actuelle du développement durable.
 
                                                                                           Un peu d'histoire
Les origines


Dès la fin des années 60, la prise de conscience des problèmes écologiques causés par les activités humaines émerge sur la scène publique. La multiplication d'évènements catastrophiques (marées noires, pluies acides, etc.) révèle la capacité destructrice de l'homme vis-à-vis de son environnement. Ces préoccupations sont rapidement doublées de la montée d'un discours très critique envers la société industrielle basée sur la croissance économique.
La publication du célèbre rapport Halte à la croissance par le Club de Rome en 1972 est l'un des tournants décisifs dans l'émergence du développement durable. Ce travail de chercheurs du MIT (Massachussets Institute of Technology) montre l'incompatibilité entre un système basé sur la croissance éternelle et les limites d'un monde fini, notre planète.
La même année se déroule à Stockholm le sommet des Nations Unies sur l'environnement humain. Pour la première fois au niveau international, des débats ont lieu sur les questions liées à l'environnement et au développement. Si la conférence peut être considérée comme un échec au seul regard des résultats obtenus (peu d'engagements concrets), elle a permis en réalité de poser les bases d'une réflexion sur un autre mode de développement.
                                                                               La naissance du concept


Suite au grand mouvement de Stockholm naît le concept d'écodéveloppement (ou développement écologique) qui ne connaîtra malheureusement pas le succès escompté du fait notamment d'un contexte mondial tourné vers les préoccupations nées des deux chocs pétroliers de 1973 et 1979.
Les questions reliant environnement et développement reviennent avec la publication en 1987 du rapportNotre avenir à tous (dit rapport Brundtland du nom de la présidente de la Commission Mondiale sur l'Environnement et le Développement).
Le concept de développement durable est né de la volonté de la CMED de proposer une voie de réconciliation entre le développement économique et les équilibres écologiques. C'est le rapport Brundtland qui propose la définition actuellement utilisée pour le développement durable.


Le sommet de la Terre


1992 est une année charnière en matière de développement durable. Cette année-là se déroule à Rio de Janeiro la conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement plus connu sous le nom de sommet de la Terre.
C'est la plus importante conférence internationale jamais réunie puisqu'elle a rassemblé les représentants de 178 pays. La conférence aboutit à la signature de plusieurs documents :
des conventions thématiques (changements climatiques et biodiversité)des déclarations (non contraignantes) sur les forêts et la désertificationune déclaration généraleun plan d'actionCe sont ces deux derniers documents qui nous intéressent ici.
La Déclaration de Rio propose l'équivalent d'une grille de lecture universelle du développement durable
(27 principes présentés sur la page le Développement Durable 
 
Principe 1 :
Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Ils ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature.

Principe 2 :
Conformément à la Charte des Nations Unies et aux principes du droit international, les Etats ont le droit souverain d'exploiter leurs propres ressources selon leur politique d'environnement et de développement, et ils ont le devoir de faire en sorte que les activités exercées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle ne causent pas de dommages à l'environnement dans d'autres Etats ou dans des zones ne relevant d'aucune juridiction nationale.

Principe 3 :
Le droit au développement doit être réalisé de façon à satisfaire équitablement les besoins relatifs au développement et à l'environnement des générations présentes et futures.

Principe 4 :
Pour parvenir à un développement durable, la protection de l'environnement doit faire partie intégrante du processus de développement et ne peut être considérée isolement.

Principe 5 :
Tous les États et tous les peuples doivent coopérer à la tâche essentielle de l'élimination de la pauvreté, qui constitue une condition indispensable du développement durable, afin de réduire les différences de niveaux de vie et de mieux répondre aux besoins de la majorité des peuples du monde.

Principe 6 :
La situation et les besoins particuliers des pays en développement, en particulier des pays les moins avancés et des pays les plus vulnérables sur le plan de l'environnement, doivent se voir accorder une priorité spéciale. Les actions internationales entreprises en matière d'environnement et de développement devraient également prendre en considération les intérêts et les besoins de tous les pays.

Principe 7 :
Les États doivent coopérer dans un esprit de partenariat mondial en vue de conserver, de protéger et de rétablir la santé et l'intégrité de l'écosystème terrestre. Étant donné la diversité des rôles joués dans la dégradation de l'environnement mondial, les États ont des responsabilités communes mais différenciées. Les pays développés admettent la responsabilité qui leur incombe dans l'effort international en faveur du développement durable, compte tenu des pressions que leurs sociétés exercent sur l'environnement mondial et des techniques et des ressources financières dont ils disposent.

Principe 8 :
Afin de parvenir à un développement durable et à une meilleure qualité de vie pour tous les peuples, les Etats devraient réduire et éliminer les modes de production et de consommation non-viables et promouvoir des politiques démographiques appropriées.

Principe 9 :
Les États devraient coopérer ou intensifier le renforcement des capacités endogènes en matière de développement durable en améliorant la compréhension scientifique par des échanges de connaissances scientifiques et techniques et en facilitant la mise au point, l'adaptation, la diffusion et le transfert de techniques, y compris de techniques nouvelles et novatrices.

Principe 10 :
La meilleure façon de traiter les questions d'environnement est d'assurer la participation de tous les citoyens concernés, au niveau qui convient. Au niveau national, chaque individu doit avoir dûment accès aux informations relatives à l'environnement que détiennent les autorités publiques, y compris aux informations relatives aux substances et activités dangereuses dans leurs collectivités, et avoir la possibilité de participer aux processus de prise de décision. Les États doivent faciliter et encourager la sensibilisation et la participation du public en mettant les informations à la disposition de celui-ci. Un accès effectif à des actions judiciaires et administratives, notamment des réparations et des recours, doit être assuré.

Principe 11 :
Les États doivent promulguer des mesures législatives efficaces en matière d'environnement. Les normes écologiques et les objectifs et priorités pour la gestion de l'environnement devraient être adaptés à la situation en matière d'environnement et de développement à laquelle ils s'appliquent. Les normes appliquées par certains pays peuvent ne pas convenir à d'autres pays, en particulier à des pays en développement, et leur imposer un coût économique et social injustifié.

Principe 12 :
Les États devraient coopérer pour promouvoir un système économique international ouvert et favorable, propre à engendrer une croissance économique et un développement durable dans tous les pays, qui permettrait de mieux lutter contre les problèmes de dégradation de l'environnement. Les mesures de politique commerciale motivées par des considérations relatives à l'environnement ne devraient pas constituer un moyen de discrimination arbitraire ou injustifiable, ni une restriction déguisée aux échanges internationaux. Toute action unilatérale visant à résoudre les grands problèmes écologiques au-delà de la juridiction du pays importateur devrait être évitée. Les mesures de lutte contre les problèmes écologiques trans frontières ou mondiaux devraient, autant que possible, être fondées sur un consensus international.

Principe 13 :
Les États doivent élaborer une législation nationale concernant la responsabilité de la pollution et d'autres dommages à l'environnement et l'indemnisation de leurs victimes. Ils doivent aussi coopérer diligemment et plus résolument pour développer davantage le droit international concernant la responsabilité et l'indemnisation en cas d'effets néfastes de dommages causés à l'environnement dans des zones situées au-delà des limites de leur juridiction par des activités menées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle.

Principe 14 :
Les États devraient concerter efficacement leurs efforts pour décourager ou prévenir les déplacements et les transferts dans d'autres États de toutes activités et substances qui provoquent une grave détérioration de l'environnement ou dont on a constaté qu'elles étaient nocives pour la santé de l'homme.

Principe 15 :
Pour protéger l'environnement, des mesures de précaution doivent être largement appliquées par les États selon leurs capacités. En cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l'absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre a plus tard l'adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l'environnement.

Principe 16 :
Les autorités nationales devraient s'efforcer de promouvoir l'internalisation des coûts de protection de l'environnement et l'utilisation d'instruments économiques, en vertu du principe selon lequel c'est le pollueur qui doit, en principe, assumer le coût de la pollution, dans le souci de l'intérêt public et sans fausser le jeu du commerce international et de l'investissement.

Principe 17 :
Une étude d'impact sur l'environnement, en tant qu'instrument national, doit être entreprise dans le cas des activités envisagées qui risquent d'avoir des effets nocifs importants sur l'environnement et dépendent de la décision d'une autorité nationale compétente.

Principe 18 :
Les États doivent notifier immédiatement aux autres États toute catastrophe naturelle ou toute autre situation d'urgence qui risque d'avoir des effets néfastes soudains sur l'environnement de ces derniers. La communauté internationale doit faire tout son possible pour aider les États sinistrés.

Principe 19 :
Les États doivent prévenir suffisamment à l'avance les États susceptibles d'être affectés et leur communiquer toutes informations pertinentes sur les activités qui peuvent avoir des effets trans-frontières sérieusement nocifs sur l'environnement et mener des consultations avec ces États rapidement et de bonne foi.

Principe 20 :
Les femmes ont un rôle vital dans la gestion de l'environnement et le développement. Leur pleine participation est donc essentielle à la réalisation d'un développement durable.

Principe 21 :
Il faut mobiliser la créativité, les idéaux et le courage des jeunes du monde entier afin de forger un partenariat mondial, de manière à assurer un développement durable et à garantir à chacun un avenir meilleur.

Principe 22 :
Les populations et communautés autochtones et les autres collectivités locales ont un rôle vital à jouer dans la gestion de l'environnement et le développement du fait de leurs connaissances du milieu et de leurs pratiques traditionnelles. Les États devraient reconnaître leur identité, leur culture et leurs intérêts, leur accorder tout l'appui nécessaire et leur permettre de participer efficacement à la réalisation d'un développement durable.

Principe 23 :
L'environnement et les ressources naturelles des peuples soumis à oppression, domination et occupation doivent être protégés.

Principe 24 :
La guerre exerce une action intrinsèquement destructrice sur le développement durable. Les États doivent donc respecter le droit international relatif à la protection de l'environnement en temps de conflit armé et participer à son développement, selon que de besoin.

Principe 25 :
La paix, le développement et la protection de l'environnement sont interdépendants et indissociables.

Principe 26 :
Les États doivent résoudre pacifiquement tous leurs différends en matière d'environnement, en employant des moyens appropriés conformément a la Charte des Nations Unies.

Principe 27 :
Les États et les peuples doivent coopérer de bonne foi et dans un esprit de solidarité à l'application des principes consacrés dans la présente Déclaration et au développement du droit international dans le domaine du développement durable.
 
Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Rapport Brundtland, 1987
L'article 1 précise que les êtres humains sont au centre des préoccupations du développement durable. L'article 2 insiste sur la nécessité d'une action commune de tous les pays.L'article 3 appuie sur la notion de solidarité inter et intra générationnelle c'est-à-dire entre les générations mais aussi entre les groupes sociaux.L'article 4 rappelle l'importance de la prise en compte des aspects environnementaux dans le processus de développement.Le plan d'action se nomme Action 21. C'est un document à vocation opérationnel. Il comporte 40 chapitres et 115 propositions qui doivent guider les décisions à tous les niveaux afin de faire du développement durable une réalité. Il est signé par plus de 150 nations.
Ce plan d'actions est également appelé Agenda 21 (agenda = ce qu'il faut faire ; 21 = pour le 21ème siècle). Son chapitre 28 traite des collectivités locales et les exhorte à mettre en œuvre un agenda 21 à leur niveau, d'où l'expression "Agenda 21 local".
Rio a fixé les voies à suivre. Depuis, l'ONU a mis en place une commission du développement durable chargée de suivre la mise en œuvre de l'Agenda 21 au niveau mondial.
Parmi les temps forts, on peut retenir la signature en 1997 du protocole de Kyoto qui vise à limiter l'émission des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique.
En 2002, pour célébrer les 10 ans de la conférence de Rio, s'est déroulé à Johannesburg le sommet mondial du développement durable.
Le bilan tiré par les nations de la décennie passée est modeste voire alarmiste dans certains domaines environnementaux (montée du niveau de la mer, déforestation) et en terme de développement humain (pauvreté, faim, accès à l'eau). Le Sommet aboutit à une déclaration où la communauté internationale réitère sa volonté d'agir pour parvenir aux objectifs posés en 1992.
Les États sont exhortés à agir mais le plus souvent les mesures réelles restent relativement modestes.
 

En France



Cela est particulièrement significatif en France. En effet, la dernière modification de la Constitution en mars 2005 a porté sur la Charte de l'Environnement.
 
Ce texte énonce dans son article 6 que
« les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l'environnement, du développement économique et du progrès social ».
 
Pourtant, malgré la mise en œuvre de la stratégie nationale du développement durable  il semble difficile
Les collectivités ont plusieurs possibilités pour tendre vers un développement plus durable. L'une d'elles passe par l'élaboration d'un agenda 21 local, alter ego au niveau de la collectivité du plan d'action défini au niveau mondial lors du Sommet de Rio.
 
Cordialement  Ismail GUELLIL
 
 

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#Posté le mardi 26 mars 2013 14:27

Modifié le mardi 26 mars 2013 14:42

Le sous-développement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sous-développement n'a jamais été expliqué d'une manière aussi simple

 
 
Lode Vanoost, le 7 juin 2012
 
Il en existe des livres qui demeurent d'actualité. 'Kicking Away the Ladder' ('faire tomber l'échelle') apparu en 2002 est un de ces livres. L'auteur, Ha-Joon Chang, un économiste étasunien aux origines coréennes, y explique pourquoi le Tiers Monde est ce qu'il est. Le sous-développement n'est pas une aberration, mais une conséquence logique et un composant essentiel de notre système économique.
Pourquoi le Tiers Monde est-il pauvre ?


Ha-Joon Chang examine pourquoi le Tiers Monde est toujours si pauvre aujourd'hui. Dans son premier chapitre « Comment les pays riches sont-il véritablement devenus riches ? », il dévoile quelles stratégies le Premier Monde actuel a suivi, quand les pays riches d'aujourd'hui se trouvaient au niveau de développement du Tiers Monde actuel. Il montre une toute autre histoire que celle que les économistes, les grands médias et beaucoup d'ONGs nous racontent quotidiennement.
 
Le livre se focalise surtout sur le dix-neuvième et début vingtième siècle, à partir de la défaite de Napoléon à Waterloo en 1815 jusqu'au début de la Première Guerre mondiale en 1914. Il s'agit approximativement de la période durant laquelle la plupart des pays développés actuels ont connu leur révolution industrielle. Cependant, l'auteur traite également la période entre les deux Guerres mondiales et celle de l'après-guerre.
Le livre montre clairement que quand ces pays étaient encore 'pauvres', les pays prospères actuellement faisaient exactement ce qu'ils interdisent aujourd'hui aux pays pauvres. Sous prétexte de conseiller les 'bons' choix politiques et les institutions, les pays 'développés' d'aujourd'hui font tout pour rendre impossible aux pays en voie de développement d'employer les instruments politiques et les institutions qu'ils ont utilisés eux-mêmes fructueusement pour se développer sur le plan économique.

 

Faites ce que nous disons, pas ce que nous faisons



Ainsi, il semble entre autres que les deux défenseurs contemporains du libre marché ont atteint leur suprématie économique actuelle en allant à fond à l'encontre de tous les principes néolibéraux qu'ils défendent aujourd'hui. Tant la Grande-Bretagne que les Etats-Unis étaient les défenseurs les plus fervents du protectionnisme nationaliste. Le développement industriel des pays tels que l'Autriche, la Belgique, le Danemark, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Japon, les Pays-Bas, la Russie, l'Espagne, la Suède et la Suisse a suivi un schéma semblable.
 
Ils ne le faisaient pas tous avec le même succès et il y avait également des différences. Toutefois, il y a avait toujours une constante visible. Aucun des choix politiques qu'ils appliquaient pour se développer chez eux ne sont aujourd'hui permis au Tiers Monde. En outre, chacun a changé son fusil d'épaule dès que cela lui convenait. La Grande-Bretagne a déclaré la liberté de l'entreprise comme principe directif une fois qu'elle est devenue l'Etat le plus puissant par une association de plusieurs facteurs : violence brutale, barrières douanières, protectionnisme, espionnage industriel, exploitation coloniale et corruption.
 

Corruption était le système

 

La corruption dans le Tiers Monde en tant que cause des problèmes du Tiers Monde ? Ha-Joon Chang ne nie pas ce phénomène, mais le place dans son juste contexte. Il indique surtout que la corruption contemporaine est moins grave qu'on ne pense quand on la compare avec la manière dont les groupes industriels d'aujourd'hui sont nés à cette époque. Si la corruption contemporaine est un aspect faisant partie d'un ensemble plus grand, on peut supposer que dans les pays riches actuels, le système est la corruption en elle-même.
 

Intervention d'Etat... rien d'autre que l'intervention d'Etat



La Grande-Bretagne n'est surtout pas le seul pays à se rendre coupable, mais elle est aujourd'hui vénérée comme le berceau du libre marché et ceci est entièrement injuste. Le contraire est vrai. Ce pays a interdit entre autres pendant des décennies, l'importation de produits d'autres pays, dont ceux de ses propres colonies, non pas 'malgré' mais 'en raison' de sa supériorité. Ceci a également été dit au vu et au su de tout le monde dans les débats politiques de l'époque.
 
De plus, ce n'est qu'après que les Etats-Unis aient atteint une suprématie industrielle sans pareil après la Deuxième Guerre mondiale, qu'ils sont devenus les champions du libre échange. Entre 1816 et 1945, les Etats-Unis avaient un des systèmes les plus strictes en ce qui concerne la tarification de l'importation de l'étranger de n'importe où dans le monde.
 

La France était plus 'laissez-faire' que la Grande-Bretagne



Aujourd'hui, la France est encore considérée comme un pays où l'interventionnisme d'Etat a toujours été le moteur principal. Il semble que sur ce point-ci, la réputation et la réalité se trouvent très éloignées. Pendant le dix-neuvième et le début du vingtième siècle, la France était beaucoup plus libérale que la Grande-Bretagne, son ennemi historique. C'est également la raison pour laquelle ce pays a connu un développement industriel beaucoup plus lent.
 
La réputation actuelle de la France ne s'est faite qu'à partir des années '60 du vingtième siècle. Dès lors, la France a pu se développer avec succès et ce au moyen d'une planification rigoureuse, des entreprises publiques et une politique industrielle stricte. Ce n'est certainement pas une histoire qui trouve sa place dans les traités néolibéraux des économistes et autres idéologues néolibéraux contemporains.
 

En quoi un petit pays peut être grand...



La Belgique, ou la région initiale devenue plus tard la Belgique, était le deuxième pays au monde à entamer une révolution industrielle (après la Grande-Bretagne). Nous ne nous en rendons pas forcément compte, mais la Belgique était alors 'le fer de lance technologique du monde dans certains secteurs industriels' dont entre autres le textile, l'acier, les métaux non ferreux et la chimie.
 
Elle faisait également partie des quelques pays qui n'étaient pas protectionniste. Cela n'avait rien à voir avec les grands principes ou une intelligence géniale. La Belgique était tout simplement trop petite pour développer un marché interne comme tremplin vers la conquête d'une place sur le marché international. Cela n'empêche pas, grâce aux tarifs élevés à l'importation, qu'un bon nombre de produits belges étaient protégés contre une concurrence étrangère.
 
Les Pays-Bas ont aussi une réputation d'un libre commerce 'laissez-faire'. Il semble, d'après l'analyse de l'auteur, que pendant la période la plus extrêmement 'libérale' du pays, celui-ci n'a pu s'industrialiser que de manière superficielle.
 

L'héritage colonial



C'est un fait notoire que la plus grande partie du Tiers Monde se compose d'anciennes colonies. Les économistes actuels minimisent cet héritage par le rire, face aux arguments selon lesquels ce passé continuerait de jouer un rôle aujourd'hui. Ceci est à la fois partiellement vrai, et partiellement faux.
Il reste que toutes les puissances coloniales ont développé leur propre métropole tandis qu'elles interdisaient aux colonies de faire autre chose que de livrer des produits primaires (= matières premières brutes de minéraux jusqu'à la nourriture, sans aucune valeur ajoutée, donc jamais des biens de consommation). Certaines activités industrielles étaient également interdites.
Toutefois, quand il s'agissait de matières premières que la métropole produisait aussi, on interdisait l'exportation des colonies. En revanche, les colonies ne pouvaient instituer aucune forme de barrières tarifaires.
 

Faites ce que nous ne faisions pas



C'est justement ce que l'on 'conseille' au Tiers Monde aujourd'hui. Ne pas concurrencer avec les produits finis du Premier Monde, seulement livrer des matières premières, exporter des produits alimentaires de base... aucune forme de protectionnisme, des marchés ouverts, etc.
 
Le Tiers Monde vide ses poches pour payer les droits des brevets (le droit d'auteur sur un procédé technique, sur une machine, sur des systèmes techniques ...). L'Occident prospère ne s'y est pas tenu pendant sa période de développement. Au contraire, la norme était l'espionnage industriel ainsi que le vol. Quasiment aucun pays ne se gênait pour copier des choses inventées et/ou développées dans d'autres pays et d'en exiger le brevet.
 
'Il existe un modèle historique qui persiste remarquablement depuis le dix-huitième siècle allant de la Grande-Bretagne jusqu'au Corée du Nord vers la fin du vingtième siècle consistant en ce que le développement économique fructueux se fasse grâce aux mesures protectionnistes pour la propre industrie épanouissante' (p.65 du livre).

 

Des institutions publiques fortes et démocratiques



À présent, on insiste continuellement sur le fait que les institutions politiques et publiques dans le Tiers Monde sont si faibles et que ceci serait aussi une des causes de leur sous-développement. De même, ces analyses ne tiennent pas. Au contraire, les pays riches ont connu pendant le développement industriel des institutions publiques beaucoup plus faibles que le Tiers Monde actuellement. De plus, la plupart des pays riches ont pu développer leurs institutions grâce aux revenus de leur développement. C'est donc le contraire.
La démocratie est plutôt une conséquence qu'une condition pour le développement (p.72).
L'auteur ne dit surtout pas que la démocratie ne serait pas nécessaire dans le Tiers Monde. Il affirme simplement qu'il n'existe pas de corrélation directe entre le développement démocratique et économique.
 

Un Etat de droit faible



Le sous-développement du Tiers Monde serait également dû à la faiblesse de l'Etat de droit. Quand les lois sont déjà existantes, elles ne sont ni extorquées ni imposées. Ce point fait aussi partie des histoires moins roses des pays riches. Jusqu'après la Première Guerre mondiale, la fraude électorale ou tout simplement le vote obligatoire étaient dans la plupart des pays européens plutôt la règle que l'exception. Le principe de 'un homme, un vote' (il ne s'agissait alors effectivement pas de 'femmes') était systématiquement foulé aux pieds par les pays riches pendant la plus grande partie de leur phase de développement.
 

Un paradoxe idéologique

 

L'auteur précise sur le développement après-guerre d'un certain nombre de pays asiatiques :
 'Nous nous trouvons devant un 'paradoxe' manifeste – du moins si vous êtes un économiste néolibérale. Tous les pays, surtout les pays en voie de développement, ont crû plus vite quand ils appliquaient les 'mauvais' choix politiques pendant les années '60 jusque '80 que pendant les vingt ans suivants. La réponse logique sur ce 'paradoxe' est d'accepter que les prétendus 'bons' choix politiques ne sont en fait pas bons pour les pays en voie de développement et que les 'mauvais' choix politiques n'ont en fait que de bonnes conséquences quand ceux-ci sont effectivement appliqués.


Là, ce qui ressort, c'est que les prétendus 'mauvais' choix politiques sont justement les choix que les pays riches contemporains ont appliqués lorsqu'ils étaient des pays en voie de développement eux-mêmes. Ainsi, nous pouvons seulement en conclure qu'en recommandant les soi-disant 'bons' choix politiques, les pays riches font en réalité 'tomber l'échelle qu'ils ont grimpé eux-mêmes pour atteindre son bout' ... La plupart des institutions que l'on recommande aujourd'hui au Tiers Monde comme celles de 'bonne gouvernance' sont en fait plutôt à l'origine du développement économique des pays riches actuels (p.128).

 

Le marché se trouve au-dessus de la démocratie



L'auteur voit trois raisons pour lesquelles l'Occident continue à imposer sa politique au Tiers Monde :
 
1.   Le Tiers Monde doit suivre parce que les plus forts déterminent tout simplement les règles du jeu.
 
2.   Le Tiers Monde doit appliquer les règles politiques parce que c'est tout simplement ce que les investisseurs internationaux veulent.
 
3.   On ne peut pas comparer la situation actuelle avec ce que s'est passé il y a 100 à 150 ans.
 
Les deux premières objections reviennent à la négation de la démocratie. Le troisième argument a effectivement du sens, mais non pas dans le sens où les idéologues néolibéraux l'utilisent. En effet, entre temps, le monde a changé, mais cela n'est pas un argument contre les instruments politiques eux-mêmes. Cela signifie uniquement que les détails concrets peuvent différer. Le protectionnisme sous une forme ou une autre demeure un droit des pays démocratiques pour protéger leur population contre la dictature du marché.

 

Littérature fortement recommandée



Le livre traite bien plus que ce qui a été abordé dans cette critique. Malheureusement il n'y a pas eu de traduction. L'écriture est assez sèche, mais les faits sont tellement frappants qu'on ne peut les ignorer. Il y a un aspect que l'auteur laisse de côté : la dette comme instrument de répression. Cependant, cela n'enlève rien aux mérites de ce livre.
 
Ma conclusion : si les pays riches actuels choisissaient consciemment une stratégie pour maintenir la pauvreté et la dépendance du Tiers Monde, qu'est ce qu'ils feraient d'autre que ce qu'ils font maintenant ? Rien.
L'auteur ne l'aurait sûrement pas senti de cette manière, mais je considère ce livre comme un des plaidoyers les plus forts qui n'a jamais été fait contre un système économique qui est basé sur l'exploitation, d'abord de sa propre population, ensuite des autres pays. Des choses et d'autres semblent s'assimiler au Premier Monde.
 

 
 
Est-ce que nous devons nous résigner au cours des évènements ? L'histoire donne tant de raisons pour rester fataliste. Toutefois, cette même histoire donne également d'autres exemples. La lutte pour un meilleur monde est bel et bien sensée. Lire ce livre est un bon début, car un citoyen bien informé en vaut deux.
 


 
 

Ha-Joon Chang. 'Kicking Away the Ladder. Development Strategy in Historical Perspective', Anthem Press, Londres, 2002.
Source orginale : de wereld morgen
Traduit du néerlandais par H. Jabloune pour Investig'Action
Source : Investig'Action
 
http://www.michelcollon.info/Le-sous-developpement-n-a-jamais.html
 
 
Cordialement à vous Ismail GUELLIL

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#Posté le mardi 26 mars 2013 01:03

Développement Durable Urgence

 
 
 

 
 
 
 
Vu que le développement durable impose des mutations profondes, et des ambitions de résultats très élevées en termes de perspectives, il est nécessaire de susciter et de générer les changements qui s'imposent pour promouvoir une stratégie efficace.
 
De plus, il est important de maintenir élevé dans les couches vulnérables, un solide leadership favorisant la création d'initiatives militant en faveur de l'environnement et du bien être social. Cela implique aussi la nécessité de rechercher, avec l'adhésion profonde de toute la société, des options pertinentes orientées sur le futur pour éviter que les politiques et les programmes ne dégradent davantage l'environnement, la solidarité ,la fraternité ,l égalité ,la Liberté
 
Face à cela, il importe de développer des programmes de formation, d'information, de recherche et de démonstration pour relever, auprès des couches vulnérables, la valeur de l'éthique en faveur de l'environnement et de stratégies du développement local durable tel que
une situation caractérisée par l'incertitude face à l'avenir des communautés humaines, et ce au regard et l'analyse des paramètres et considérations socio-économiques, politiques et environnementales qui caractérisent le monde contemporain.une situation extrême de pauvreté dans laquelle vivent les membres des communautés défavorisées, des zones rurales et urbainesAprès une analyse et des réflexions approfondies sur les faits qui marquent et façonnement le devenir de l'humanité tout entière, ils ont pris la résolution de contribuer à la réduction de la pauvreté et à l'amélioration conséquente des conditions de vie des populations par le biais d'une approche participative respectueuse de l'environnement. 


Cordialement  Ismail GUELLIL

 



26/03/2013
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