CULTURE A CHLEF - EL ASNAM -

CULTURE A CHLEF - EL ASNAM -

Conférence sur le roman "Manar,l'enfant de l'espace" de Mohamed Boudia

                       

                Conférence Manar (2)

 

       Le roman comporte 15 chapitres. Ce dernier a été commencé en 1980 en France. Je n'ai pu le terminer que vers les années 90, faute de temps. J'ai commencé à écrire en 1967 et je n'ai jamais eu le loisir de terminer une œuvre que j'avais commencé faute de moyens et de temps. Vous savez, je suis éducateur et ma profession me prenait presque tout mon temps. Lorsque je pris ma retraite, je me suis mis à terminer mes premiers écrits. J'ai déjà treize romans édités en France. J'ai exactement 4 autres livres terminés et ficelés qui n'attendent que l'impression et j'ai aussi plus de 18 projets en cours. C'est seulement pour vous donner une idée du travail que je suis en train d'accomplir avant de quitter ce bas-monde. Bon ! Ne soyons pas pessimiste et revenons à nos moutons.

             Le roman de Manar n'est que l'aspiration de l'auteur à un monde meilleur dénué de toute hypocrisie et de toute velléité tendant à asservir un peuple.

J'ai choisi mes principaux acteurs parmi l'enfance, deux enfants de 12 ans de mondes différents qui nous donnent une leçon d'humanisme et de fraternité universelle. Ils ont su à eux seuls, à être les précurseurs d'une vie meilleure sur la terre.

Dans le roman, l'auteur a voulu annihiler toutes les tares et les fléaux existants sur terre et c'est mon vœu le plus cher. Il a aussi détruit le mythe de la suprématie des nations et des êtres pour ne créer qu'une seule et même nation « humaine » au sens propre et étymologique du terme.

Je ne vais pas m'attarder plus longtemps sur le sujet et je m'excuse auprès de ceux qui ont bien voulu nous honorer de leur présence car le roman « Manar, l'enfant de l'espace ne peut être acheté en Algérie et cela est indépendant de ma volonté propre. J'aurais bien voulu l'éditer ici, mais noblesse oblige, je n'en ai pas les moyens.

 

             Vous pouvez toujours le commander chez mon éditeur en France : Edilivre – Editions APARIS

 

             Je vous remercie d'avoir été à l'écoute de cette humble conférence.

 

 

                  Conférence sur Manar, l'enfant de      

                             l'espace de Mohamed BOUDIA

 

                              Le Jeudi 7/2/2008 à 14 heures

                                  Bibliothèque de Wilaya

                                       « Med MAHDI »

                                              CHLEF

 

  J'ouvrirais le thème de la conférence par cette maxime de Victor Hugo.

 « La lumière est dans le livre. Ouvrez-le tout grand. Laissez-le rayonner. Laissez-le faire »         

                          « Lire, c'est nourrir l'esprit »

« Le livre est le compagnon de celui qui n'a point d'amis »

 

       J'ai commencé par ces deux maximes qui sont chères à mes yeux en tant qu'écrivain pour mieux situer le livre, la culture en général dans mon espace spirituel et conceptuel.

        La lecture est devenue de nos jours l'apanage de quelques érudits seulement. La majorité des gens préfèrent le bizness à la culture car nos sociétés sont devenues des sociétés de consommation et c'est le côté matériel qui prime chez tout un chacun.

                   L'écrivain se doit de porter son message contre vents et marées.

                   Les écrivains de par le monde rencontrent des difficultés monstres à être acceptés pour l'édition de leurs œuvres par les maisons d'édition dites « traditionnelles ». Ils se tournent généralement vers les éditions one line ou à compte d'auteur comme cela est pratiqué chez nous en Algérie.

                   Maspero qui est un écrivain, voyant toutes les portes se fermer devant lui, créa sa propre maison d'édition et édita son œuvre. Ayant vécu les marasmes du monde de l'édition, il contribua à éditer des auteurs de renom, ayant eux aussi été refusé d'édition par les grosses cylindrées comme on les appelle. Il prêta assistance à Claude Simon qui venait d'être refusé par une grande maison d'édition « Gallimard » et ce dernier devint « Prix Nobel de Littérature » quelques années après.

                   Les écrivains algériens francophones n'ont trouvé leur salut que dans l'exil de la pensée et de leur œuvre pour pouvoir être édité tels Mohamed Dib, Mouloud Feraoun, Mouloud Mammeri, Kateb Yacine, Assia Djebbar et tant d'autres. Cette dernière est actuellement membre de l'Académie Française. Je n'oublierais pas de mentionner Malek Bennabi qui est une référence ainsi que Mostefa Lacheraf qui a œuvré pour un bilinguisme sain au sein de la société algérienne.

                   

                              LA CENSURE

                  

         Par le fait de cette dernière, plusieurs écrivains contemporains furent emprisonnés pour leurs idées. Ils ont su résister et imposer leurs idées qui font l'essentiel de la pensée universelle actuelle. S'ils avaient arrêté d'écrire, que serait actuellement la culture universelle ? Elle serait tronquée et on n'aurait jamais pu accéder à cette florissante culture universelle du 21e siècle. Je citerais seulement quelques-uns parmi eux :

-         J.J.Rousseau

-         Engels

-         Freud

-         Alain

-         John Steinbeck

-         Kafka et tous les autres.

Ils ont résisté à la censure et ont porté haut le flambeau de la culture universelle. C'est des références qu'on ne peut nier actuellement. Le cas s'est posé aussi aux écrivains et poètes arabes depuis la nuit des temps. Je citerais parmi eux, seulement Ibn Khaldoun, Ibn El moukafaa, El Djahedh, El Moutanabi qui ont eu à en découdre avec  leurs dirigeants d'alors.

            Une certaine liberté d'expression doit être laissée à l'écrivain pour lui permettre d'extérioriser ses concepts et ses opinions. L'écrivain doit être jeté en pâture aux lecteurs et c'est seulement eux qui pourront le juger, l'accepter ou le renier. Combien avons-nous perdu de talents ? Beaucoup se sont exilés et ont vu leurs idées prendre place dans les forums internationaux.

Un écrivain, qu'il le veuille ou non, est engagé. Il véhicule des idées nouvelles ou dans un courant de pensée universelle.

                   Les écrivains de science-fiction ont toujours été les précurseurs en matière de création conceptuelle technologique et scientifique.

                   Les chercheurs se basent généralement sur leurs idées pour concrétiser par moment, leurs recherches. Nous avons un cas bien spécifique en la personne et les œuvres de Jules Verne. Ses visions ont permis à la science et technologie, un essor fantastique que nous vivons actuellement.

                   Pour terminer, je demanderais à ceux qui ont le pouvoir de laisser les gens s'exprimer. Nous nous devons d'être à l'écoute d'autrui, d'accepter ses idées et en tirer le meilleur afin de pérenniser la culture dans notre pays.                                            

 

 

                            Manar, l'enfant de l'espace

 

1/- La rencontre de Manar et Nabil

2/- L'apparition au public

3/- La réunion interplanétaire

4/- L'appel à la destruction des ogives nucléaires

5/- La formule du sérum anti-cancer

6/- L'invitation sur TERRA II

7/- Le retour de Nabil

8/- La visite de la délégation de TERRA II

9/- Le bannissement de toutes les maladies

10/- Les progrès de l'éducation

11/- L'essor scientifique et technologique sur terre.

12/- L'installation du champ de force

13/- L'installation de visiophones

14/- Installation de cabines de téléportage spatiotemporel

15/- Installation d'usines pour la fabrication de scootspaces

Conclusion

        « Et Dieu veille sur les fils d'Adam qui suivent les préceptes édictés par le Coran et leur promet le paradis éternel. »

 

 JE VOUS DONNE ICI QUELQUES PAGES TOUT AU DEBUT DE CE ROMAN DE SCIENCE-FICTION

 

                             BONNE LECTURE A TOUS

 

 

                      Mohamed BOUDIA

 

 MANAR

L'enfant de l'espace

 Edilivre, Editions APARIS

75008 Paris – 2007


Il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement la présente publication sans autorisation du Centre Français d'exploitation du droit de Copie (CFC) - 20 rue des Grands-Augustins - 75006 PARIS – Tél. : 01 44 07 47 70 /Fax : 01 46 34 67 19.

 

 

 ©      Edilivre, Editions APARIS – 2007

ISBN :

Dépôt légal :

 

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.


                 LA RENCONTRE DE MANAR ET NABIL  

 

 Dans un village tout a fait banal comme on en trouve un peu partout dans notre pays, vivait une famille de pauvres travailleurs. Cette famille avait un garçon d'une douzaine d'années, blond aux cheveux crépus.

 

De par sa nature, l'enfant était très rêveur et lunatique. Il intriguait ses proches par ses idées un peu hors du commun. Ses études plus ou moins passables se passaient sans ambages. Il aimait rêvasser le soir en regardant les étoiles. Il pensait alors parler à l'univers tout entier.

Il était toujours dehors. Il détestait rester enfermé dans sa petite chambre qui servait aussi de débarras. Il savait qu'il attendait quelque chose, mais au juste quoi ? Il n'en savait rien.

 

Ses parents étaient intrigués par son comportement. Ils décidèrent un jour d'aller consulter un médecin, un psychologue, qui, après avoir ausculté (testé) l'enfant, ne trouva rien d'anormal tant du point de vue physiologique que du point de vue psychologique.

 

 Il s'appelait NABIL. Et il continua encore ses rêveries sans fin sous l'arbre se trouvant à proximité de sa demeure, le soir, à la tombée de la nuit.

Ses parents, un peu rassérénés par les conclusions du médecin, ne lui posèrent plus de questions. Ils respectaient son mode de vie et sa manière d'agir, et ne le grondaient point.

 

- Je n'ai pu intervenir entre toi et les tiens. Je ne suis pas venu sur la Terre pour semer la discorde et la peur. Bien au contraire, mon peuple et moi-même voulons connaître les terriens (habitants de la Terre) et vivre avec eux dans la paix et le respect mutuel. Et c'est pour cela que je suis apparu à tes yeux car tu es le seul à avoir cherché à connaître les autres mondes existants par la GRACE DE DIEU dans cette galaxie. Tu as pu apprendre par la force de ta volonté à communiquer avec des peuples si lointains. Tu mérites toute notre confiance.

- Comment êtes-vous venu ?

- C'est très difficile à t'expliquer, mais avec le temps tu comprendras.

- Qui a capté mes messages, mes idées vagabondes ?

- C'est mon fils. Il a à peu près ton age !

- Non !

- Mon peuple est très avancé du point de vue technologique et scientifique. Nous sommes arrivés à décomposer la matière et à la transporter dans un autre lieu, un autre temps, puis la recomposer telle quelle.

 

NABIL n'en croyait pas ses oreilles ; il enchaîna :

-Comment s'appelle votre fils ?

-MANAR !

-Pourquoi n'est-il pas venu avec vous ?

-Je voulais m'assurer qu'il n'y avait aucun danger à venir sur la terre.

-Je sais qu'il y a des hommes méchants partout, mais dites-lui de venir jouer avec moi un de ces jours. Nous ne nous éloignerons pas.

 

L'homme resta pensif, analysant peut-être l'état d'esprit de l'enfant qui avait pu facilement s'adapter à sa nouvelle situation d'interlocuteur extra-terrestre. Puis il dit à NABIL :

- Je te promets que, la prochaine fois, je ramènerai MANAR. Et il aura avec lui un très joli cadeau qui vous permettra de rester en contact partout où vous serez.

- Voulez-vous que je vous présente à mes parents ?

- Non ! Pas cette fois, peut-être à une autre occasion.

- Mais ! Pourquoi ?

- Mon fils ! Tes parents ne sont pas psychologiquement préparés et ils ne me croiraient pas. Ils me prendraient pour un imposteur ou un mauvais plaisant, et ils ameuteraient tout le village et le système policier existant chez vous. Ce sera pour la prochaine fois. C'est à toi de les mettre en meilleure disposition. Et afin que tu ne subisses point les tortures, comme tu dis, du médecin, je te donne cet anneau : il te donnera plus de flux magnétique et te permettra de résister à dix bonshommes, et même plus, te harcelant de questions tous à la fois. Avec ça, tu seras plus intelligent que l'érudit, plus souple que la gazelle, plus fort que le taureau et plus gai que la gaieté elle-même.

- Quand est-ce que je vous reverrai ?

- Dans quelques-uns de vos jours terrestres.

- Alors au revoir ! Mais vous ne m'avez pas dit votre nom ?

- MEHDI !

- Au revoir MEHDI !

- Au revoir NABIL !

 

Et l'homme se désintégra dans l'espace en une traînée de lumière qui ne dura que quelques fractions de secondes.

Nabil resta planté là croyant avoir rêvé, puis il se dirigea vers la maison.

Il ouvrit la porte d'entrée et remarqua l'anneau à son doigt. Donc, il n'avait pas rêvé, c'était bien réel. Il était euphorique. Il entra en courant, trouva ses parents assis dans le salon, les embrassa tendrement. Il débordait de joie.

Sa mère lui dit : « Tu es bien joyeux, mon fils ! Que se passe-t-il ? »

 

Son père rétorqua : « Il a droit de l'être. Laisse-le ! C'est mieux ainsi. »

 

Alors, Nabil décida de partager son secret avec ses parents.

-Papa ! Maman ! J'ai une révélation très importante à vous faire. Mais, ne me prenez pas pour un fou comme la dernière fois. Je ne veux plus entendre parler de médecin. D'accord ?

Ils répondirent :

- D'accord !

-Alors, voilà ! J'étais en conversation avec un extra-terrestre, un homme comme vous et moi, il s'appelle MEHDI. Il a un fils de mon âge qui s'appelle MANAR, et il m'a expliqué beaucoup de choses. Il n'a pas voulu vous rendre visite car il avait peur que vous ne l'acceptiez pas. Mais, il m'a promis qu'il reviendrait la prochaine fois avec son fils.

 

Ses parents restèrent silencieux en écoutant son récit. Ils étaient incrédules.

 

- Vous ne me croyez pas ?, leur lança NABIL. Vous n'avez jamais voulu me croire. Voici la preuve que je dis la vérité.

Et il leur montra l'anneau à son doigt. Ses parents écarquillèrent les yeux et s'approchèrent pour mieux observer l'anneau qu'il portait. Ils durent se rendre à l'évidence et reconnaître qu'ils n'avaient jamais vu cette sorte d'anneau fait d'une matière qui leur échappait totalement. Tantôt on aurait dit du verre, tantôt du fer, c'était incroyable.

 

- Est-ce que vous me croyez à présent ?

 

Le regard des parents se posa longuement sur NABIL. Ils essayaient d'admettre qu'ils avaient un enfant peut-être hors du commun et ce n'était facile… Ils répondirent ensemble :

 

-Oui, nous te croyons, mon fils !

 

NABIL, débordant d'allégresse, sauta tour à tour, au cou de sa mère et de son père, en les étreignant et les embrassant avec fougue.

 

-Alors, vous acceptez que j'invite mon ami MEDHI et son fils MANAR, la prochaine fois.

 

Les parents acquiescèrent.

 

- Oh ! Merci mille fois, je vous aime tant, vous êtes des parents merveilleux.

 

Les parents avaient acquiescé d'un signe de la tête avec le regard plein d'amour et de tendresse.

 

Au dîner, NABIL conta sans cesse son aventure à ses parents qui le harcelaient de questions. Il leur répondait avec joie. Il avait réussi à entraîner ses parents, qu'il aimait tant, dans l'univers incroyable de sa merveilleuse aventure. Ils étaient aussi impatients que lui de recevoir ces extra-terrestres qui leur ressemblaient et qui parlaient leur langue.

Après avoir souhaité une bonne nuit à ses parents, il se dirigea vers sa chambre. Il se déshabilla, mit son pyjama et se glissa sous les couvertures. Il ne put trouver le sommeil tellement son esprit était occupé par la vision de MEHDI, ce point lumineux qui été devenu un homme. Ce faisant, il n'arrêtait pas de triturer l'anneau que lui avait remis MEHDI.

Il pensa à ce que diraient ses camarades de classe s'il leur révélait son secret .Mais il ne le fera pas.

Son esprit voguait de planète en planète, il revoyait son enfance et cet étrange halo de lumière qui l'avait enveloppé un certain après midi alors qu'il jouait dans le jardin. Il avait sept ans en ce temps là. En ce temps là… En se remémorant cet évènement, il comprit que ce fût à ce moment là qu'il avait établi un premier contact avec cet univers que lui seul pouvait imaginer.

 

Ses parents n'étaient pas rassurés. Par intermittence, durant presque toute la nuit, le père et la mère ouvrirent silencieusement la porte de sa chambre et l'enveloppèrent de leur regard plein de tendresse alors qu'il dormait d'un sommeil profond.

 

Le lendemain, au réveil, il était très joyeux et débordait de vitalité. Au passage, il embrassa en coup de vent, sa maman et alla faire sa toilette. Son père était déjà parti à son travail. Il avala son petit déjeuner et en redemanda encore à sa mère, qui lui trouva une mine superbe. Il prit soin de prendre son cartable et, avec un signe de la main, lança un « au revoir » à sa maman.

 

Dans la cour du lycée, il rencontra tous ses camarades et plaisanta avec les uns et les autres, en prenant un malin plaisir à faire allusion à son secret qu'aucun de ses camarades ne pouvait percer. Il en était certain. Il était l'enfant le plus heureux du monde. Ce jour là, le proviseur lui-même le ;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;



12/12/2008
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 34 autres membres