CULTURE A CHLEF - EL ASNAM -

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L’interview avec le prof de physique
Rachid Sadek Bouziane

L’interview avec le prof de physique




Monsieur, comment évaluez-vous l’élève à travers la loi de la note qui s’énonce comme suit :
La note est l’ensemble des observations chiffrées sur le travail et la conduite de l’élève ?

En tant qu’enseignant, je m’efforce à mettre en mouvement cette matière pensante qualitativement et quantitativement, tout en protégeant cette énergie grise très précieuse et très sensible, par la patience et la confiance dans la transmission su savoir.

Monsieur le prof, comment faites-vous pour motiver un élève faible ?

J’utilise souvent l’humour pour me rapprocher de lui en lui inoculant la confiance manquante à travers la vertu de la modestie.

Monsieur le prof, si l’un de vos élève, vient vers vous pour vous demander de l’aider pour accéder à la classe supérieure, sur quels critères appuyez-vous pour le faire ?

Je me base sur la conduite et la force de volonté, capables d’instaurer chez lui le sentiment d’amour pour la science, composante fondamentalement responsable de la propulsion de la particule grise.

Monsieur, en occident, on est arrivé à programmer et transformer la matière inerte en matière pensante, que faite-vous de cette matière vivante et pensante par excellence, qui est à votre disposition ?

J’utilise toutes mes capacités intellectuelles en présence des moyens nécessaires et disponibles pour rendre cette réflexion opérationnelle tout en conservant son authenticité.

Monsieur, on remarque que la composante technologique a envahie toute la science au dépendant de l’aspect philosophique de cette discipline scientifique ?

La physique est une discipline scientifique qui évolue dans un espace tridimensionnel, défini par la composante philosophique, la composante expérimentale (technologique), et la composante mathématique, si l’une des composantes est absente alors l’étude du phénomène, ne peut aboutir au fondement de la loi physique, ni à son expression. Si on ne sait pas philosopher, on ne peut pas faire de la physique. En ce qui concerne l’agression technologique sur la physique, c’est une contrainte qui a transformé le physicien en technicien.


Quelles sont les paramètres qui matérialisent la difficulté dans l’enseignement et la compréhension des sciences physiques ?

Comme vous le savez, ce sont toujours les esprits les plus éminents qui ont choisi de s’inscrire dans le culte de la science de la physique, généralement la difficulté dans la compréhension du phénomène physique, réside dans ce manque de connaissances philosophiques, qui perturbe la position du problème et la postulation, ces deux paramètres sont indispensables dans le tracé de la trajectoire de l’étude scientifique du phénomène. Par ailleurs, l’enseignant des sciences, se trouve dans l’incapacité de résoudre le problème de cette vacuité philosophique, présente dans l’esprit de l’étudiant, ainsi le manque de sens d’observation, ces deux soustractions sont indispensables en première approximation, pour quantifier l’idée qu’on doit se faire de la manifestation matérielle, ce manque empêche donc le courant de circuler dans la cellule récepteur-émetteur.

Voulez vous monsieur le prof, nous éclaircir sur la nuance qui existe entre l’équation physique et la loi physique ?

La loi physique est la rigueur, la règle, la discipline, l’ordre, la cohérence, le synchronisme, l’harmonie, l’évolution et la transformation de la manifestation matérielle. L’équation exprime le relationnisme des observables physiques, qui rentrent dans la composition du phénomène physique, c’est l’expression de la loi physique, la quantification numérique, la mathématisation du comportement matériel de la matière.

Que représentent pour vous les mathématiques ?

Je préfère vous répondre par cette célèbre phrase qui s’énonce comme suit : c’est toujours les nombres qui gouvernent l’univers. La mathématique est la manière rigoureuse de penser pour conquérir la certitude et l’exactitude, c’est le langage universel qui exprime, explique et interprète la nuance qui réside dans la différence entre la vérité scientifique et la réalité scientifique. Les mathématiques expriment le relationnisme scientifique, l’ordre, l’équilibre, la quantification, c’est aussi la mécanique des nombres ou manipulation des objets abstraits à travers le calcul et la mesure. La symphonie mathématique continue en perpétuité à chanter par le nombre et l’équation la pensée abstraite en la projetant sur le contenu et le contenant de la dimension quatre pour mettre en expression les différents comportements observables et inobservables de la matière. Je ne peux vous cacher mon attachement et mon profond respect pour cette discipline qui continue à produire les modèles abstraits pour dénoncer l’inconnu, quantifier le continu, et expliquer le compliqué. Vaincu par l’exploit et le triomphe de la science de l’équation, j’ai épuisé toute ma jeunesse à méditer l’infaillibilité en contemplant et en manipulant les différentes expressions du compliqué à l’intérieur duquel règne cette multiplication de la difficulté, synonyme de la somptuosité et de la sublimité.


Quelle est la différence entre la science et le savoir ?

Le savoir, c’est l’existence « je pense, j’y vis », la résistance, la liberté, l’indépendance, l’intelligence, l’instruction, la discipline, la sagesse, la raison, la vertu, la piété, la conscience, le mouvement, la pensée, la réflexion, la culture, la tolérance, la cohabitation, la communication, les valeurs, les convictions, les principes, la littérature.
Le savoir est un spectre de composantes positives, mettant en action l’âme, l’esprit, le cœur, et l’environnement, savoir égale apprendre et comprendre, respecter et communiquer, vivre et aimer, lire et écrire, éduquer et enseigner.
Alors que la science s’interfère avec le positivisme, l’existentialisme, le matérialisme, l’empirisme, et néglige la morale, l’éducation de l’âme. La science demeure incapable de résoudre le problème sentimentale et s’égare devant la quantification de l’immatériel. Un scientifique n’est pas forcement une personne cultivée, c’est un spécialiste dans un domaine particulier, la science est l’une des composantes qui rentrent dans le fondement du savoir. Pour accéder au savoir, il faut savoir conjuguer convenablement le mot science avec la philosophie, la morale, l’art, l’imagination, l’éducation de l’esprit, la modestie, la patience, le sacrifice, la justice, les mathématique, le respect des convictions, la cohabitation, la communication, pour converger vers le savoir (ou vers une science positive).


Éprouvez-vous quelque chose pour la littérature.

C’est vrai, je ne suis pas un littéraire, mais je suis un être humain qui a besoin d’exprimer sa joie, son bonheur, sa tristesse, ses souffrances, sa douleur, à travers l’expression, pour moi la littérature est un art qui me permet de communiquer avec autrui pour mettre en surface mes erreurs « se sont toujours nos erreurs qui nous instruisent », par ailleurs j’accède aux différents modèles de cet art pour exprimer ce que je ressens tout en restant en relation avec la plume et le sentiment. La lecture et l’écriture, demeurent les deux ultimes outils avec lesquels les intellectuels communiquent entre eux et avec la nature.


Pour clôturer cette interview positive, monsieur le l’enseignant, voulez-vous nous donner une définition pour la science.

Voici ma définition élaborée après plus de trente ans de réflexion en quantifiant tous les mouvements de ma pensée par l’équation.
La science n’est qu’une forme de méditation à travers laquelle, la réflexion contemple par l’exercice cérébral, l’infaillibilité suprême et la cohérence absolue de cette force qui gouverne notre pensée et régit note univers.


" La physique est une discipline scientifique qui évolue dans un espace tridimensionnel, défini par la composante philosophique, la composante expérimentale (technologique), et la composante mathématique, si l’une des composantes est absente alors l’étude du phénomène, ne peut aboutir au fondement de la loi physique, ni à son expression. Si on ne sait pas philosopher, on ne peut pas faire de la physique. En ce qui concerne l’agression technologique sur la physique, c’est une contrainte qui a transformé le physicien en technicien."

cette seule réponse que tu as apporté à la question de l'envahissement de la composante technologique sur celle de la physique, et notamment sa relation avec la philosophie, peut-être,en elle-même, une thèse de Doctorat...
j'ai vraiment apprécié le sujet de la relation de la physique avec la philosophie; moi-même, je l'ai souvent dit à mes élèves (quand j'étais prof de philo): "ne peut prétendre être physicien celui qui n'est pas(aussi) philosophe".
bonjour mon ami Rachid!
voilà, de temps en temps, je tourne les pages de ton site, et je me rassasie des belles métaphores que tu sais faire.
à l'occasion, pourquoi pas un essai sur le sujet? physique et philosophie... ( qui a raison, qui a tord? )
avec mes cordiales salutations.
Rachid Ezziane

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