CULTURE A CHLEF - EL ASNAM -

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L’oiseau de mon jardin
Rachid Sadek Bouziane

L’oiseau de mon jardin


Voici le printemps qui fait son apparition, il chatouille le mouvement et la sensibilité de ces particules émettrices de la joie et de l’extase à travers l’onde cardiaque qui se propage dans tout le corps pour affecter l’âme de ce bonheur dégagé par la contemplation de l’harmonie, de la cohérence, du synchronisme et de l’infaillibilité de cette biodiversité infinie et qui demeure à jamais conditionnée par le déterminisme scientifique.
L’oiseau de mon jardin revient célébrer chaque année, son indépendance arrachée à l’atrocité de ce froid impitoyable qui gouvernait pendant plus de trois mois la saison hibernale dans cette ville, située à l’ouest d’Algérie, appelée Chlef, il est revenu pour nous chanter sa joie et son bonheur à travers ce réchauffement de la nature.
Juste avant l’aube, où les étoiles s’apprêtaient à quitter le ciel, à l’horizon s’évadait le spectre des lumières de l’aurore boréal, j’entends cette symphonie vivante venant éveiller le silence en mettant en exposition toute sa production sonore. Mon ouïe impressionnée par ces notes musicales, éveille mon âme et mes sentiments, je prends ma tasse de café en me dirigeant vers la fenêtre qui s’ouvre dans mon jardin, et je commence à déguster mon café en branchant mon oreille sur cette mélodie qui me fait oublier momentanément mes soucis, mes peines et mes souffrances, puis en sifflant, je répète après mon oiseau ce son splendide, afin de le tromper pour qu’il rechante avec volonté et détermination son chant avec une version plus aigue. Suspendu sur le tronc du citronnier et dissimulé au milieu des feuilles, il rythme les ondes sonores diffusées par les profondeurs de sa gorge, en manipulant convenablement son bec pour amplifier davantage ses signaux sonores afin de les mettre en contemplation. Il renforce le spectacle sonore avec la dance des pieds et en agitant sa tête, son abdomen, et sa queue avec un synchronisme accordé sur l’onde émise par son bec. Mon oiseau continue à interagir avec la tenue verte de la nature en se déplaçant d’un arbre à un autre au milieu de mon jardin, pour attirer le public en dominant toute la demeure par ses chants merveilleux. Ma mère émerveillée par cette harmonie chantant la sécurité, la confiance, et repoussant à l’infini la tristesse et la monotonie, me dit, viens voir ton oiseau, il est revenu pour célébrer avec nous la fête du printemps, mes enfants pénétrés par cette musique émanant de la matière vivante, impressionnés par l’avènement de cette créature, venant leurs chanter la liberté et la beauté de la nature pendant cette saison, ils succombent tous à l’écoute de ce joli oiseau, venant faire interagir l’âme avec l’âme en remettant en cause la musique émise par la matière inerte.
C’est pendant la sieste, quand le silence prend place que la musique est appréciable et le verbe dormir se conjugue sans contrainte. Juste en ce moment, où la plume parcourt les lignes de cette feuille blanche, mon oiseau me lance ses cris à travers la fenêtre, pour que je puisse les mettre en rédaction. Les appels de mon oiseau, m’accompagnent pour rédiger mon texte en utilisant toute mon énergie sentimentale pour exprimer l’authenticité de l’évènement. C’est pendant cette saison du printemps, que la communication universelle avec toutes les créatures et la nature, est établie musicalement pour célébrer ensemble la fête du bonheur, de la joie et de la liberté.

bonjour!
voilà, c'est fait; j'aurais droit, j'espère, à une réponse.
je viens de lire le texte: l'oiseau de mon jardin. Et sans me rendre compte, je me suis retrouvé au milieu d'un havre de paix. j'y est même entendu le chant de l'oiseau. oui, c'est vrai. car il n'y a pas comme le verbe qui peut faire vivre les choses par la mémoire et l'imagination. Et ton verbe, cher ami Rachid, est un verbe percutant, "déterminant" - comme l'est le quantum dans son milieu "indeterminé", presque poètique, n'est-ce pas? Tantôt, il est là, tantôt, là où l'on veut qu'il soit.

juste un petit mot
avec mes amitiés
Rachid Ezziane
Rachid Sadek Bouziane

Profondément affecté par ce commentaire positif émanant d’un savoir plein de substance grise, cher frère Rachid, tu viens m’inoculer une dose importante de carburant, nécessaire à actionner la machine cérébrale à travers l’énergie grise. Ainsi la plume, nous met de nouveau en communication pour échanger notre production cérébrale à travers l’interrogation de la nature, la vérification et la correction pour améliorer la qualité de ce qu’on avance afin d’éviter le contenu d’être infecté d’inepties. Je ne sais comment te remercier pour cet accord de confiance à mon modeste savoir qui demeure pour l’instant primaire, j’ai besoin de ton expérience et ton style d’expression très distingué.
Tous mes respects les plus sincères.

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