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Les désastres d’une plume médiocre
Rachid Sadek Bouziane

18 juillet 2010


Les désastres d’une plume médiocre

Habillée de l’irresponsabilité, de l’égoïsme, de l’immoralité, de l’indifférence, de la liberté agressive, du racisme, de la couverture scientifique, de la mécréance, de l’hypocrisie, de l’insensibilité, de l’insouciance, de la froideur, de l’inertie neuronale, de l’immunité communicative, la plume innocente soumise à la pression d’un esprit sans référence et sans origine, est mise en mouvement par la réflexion médiocre pour combattre et insulter les compétences, les aptitudes, les capacités, les mouvements de l’intelligence, afin de justifier ses défaites et ses échecs.
La plume alimentée du mauvais carburant, dénué du contenu cérébral, décrit un sentiment d’importance nulle en évoquant ses propres soucis, ses échecs dans ses relations amoureuses, sans se préoccuper de ceux qui meurent de faim, les sans abri, exposés à une chaleur qui dépasse les cinquante degré Celsius, des enfants et des vieillards qui demandent de l’aide en eau et en médicaments pour survivre…
Une pensée responsable et sage, doit engager sa plume pour venir au besoin et au secours des faibles, des dénués, des incapables, des malades, afin de dénoncer cette pauvreté préfabriquée, et cette injustice sans frontière, qui a pour but d’anéantir la liberté d’expression à travers l’installation de l’équation de l’insécurité et de la peur.
Une plume pieuse et intelligente, mesure l’intensité de l’ampleur de son mouvement et ses impacts sur les habitants de cette merveilleuse planète. Ainsi, elle doit développer une littérature, qui éduque et cultive nos enfants et nos élèves afin de construire en eux le lit d’une réflexion qui abrite le savoir à travers l’instruction.
Une plume responsable, ne peut succomber à la description d’un subjectivisme égoïste et d’un moi hermétique à tout échange avec l’extérieur, elle est sensée d’élaborer une littérature digne et pleine d’expressions positives, qui expriment la communication entre la pensée, la nature et ses habitants pour pouvoir résoudre les problèmes qui nous préoccupent. Une littérature de qualité, épousant l’universalité des sujets, exprimant avec sincérité et honnêteté ce qu’on ressent, sans agresser la pudeur d’autrui. La production cérébrale doit-être véhiculée par un langage littéraire qui glorifie le savoir et déclenche une révolution contre l’absence remarquable de cette lecture qui semble être agressée aujourd’hui par la technologie audio-visuelle.
Une plume néfaste, qui sanctifie la sexualité en la décrivant avec tout un spectre d’expressions jusqu’à la diviniser, en glorifiant le totalitarisme de cet empire sexuel pour lui faire prendre le dessus sur toutes les autres composantes de notre existence, doit être dénoncée. Les désastres émanant de cette pensée médiocre, sont énormes et s’expriment par les soustractions de l’objectivité, de la logique, de la méthode, de la rigueur, des valeurs scientifiques et morales, de la communication, de l’équilibre, du raisonnement, de la réflexion, de l’imagination, de la créativité, de la qualité neuronale…
Une plume qui exprime uniquement l’état stationnaire des particules grises, demeure inerte et se perd dans l’océan de la médiocrité. Une plume qui exprime uniqument le sentiment, démissionne de la polyvalence pour s’isoler, et converge vers la rupture avec la communication. L’absence de discours scientifique et philosophique dans les textes littéraires, paralyse la pensée littéraire et aveugle l’expression littéraire.
L’élégance et la distinction du texte littéraire, se mesurent à travers le degré de projection de la réflexion littéraire sur les habitants de la dimension quatre et au-delà de ses frontières.
La sagesse, la modeste, la tolérance, l’amour pour autrui, le pardon, la générosité, le respect mutuel, l’affection, l’enseignement, l’éducation, la considération pour l’instruction, la culture, la communication et d’autres, toutes ces valeurs rentrent dans l’universalisation et le développement du langage littéraire en positivant le texte littéraire.
Par ailleurs, la poésie est une symphonie sentimentale produite par le cœur, composée par la pensée, et dirige par l’âme.
La poésie est la mise en musique de la manifestation sentimentale, il faut donc choisir les notes musicales convenables, qui assurent la cohérence et le synchronisme de la symphonie de ce comportement sentimental. Plus la rime est accordée sur la sensation sentimentale, plus la musique est belle.
C’est toujours l’équilibre qui soutient la cohésion du phénomène sentimental mis en expression. La production cérébrale de haute qualité, augmente exponentiellement l’intensité de la cohérence et de la beauté du son exprimant le chant sentimental.
En conclusion, une plume fidèle au savoir, doit éduquer, instruire, et cultiver les esprits de cette race humaine hautement distinguée par son intelligence, et véhiculée par les valeurs responsables du mouvement de la pensée, du sentiment, et de l’âme, orbitant tous autour de ce même centre éblouissant, qui maintient en équilibre la coexistence et la cohabitation de ces trois composantes.

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