CULTURE A CHLEF - EL ASNAM -

CULTURE A CHLEF - EL ASNAM -

Mon petit village natal Les Attafs
Rachid Sadek Bouziane

Mon petit village natal
Les Attafs



En compagnie de ma plume, j’ai choisi aujourd’hui d’entreprendre ce voyage dans le passé lointain pour vivre ma nostalgie en évoquant à ma famille, mes plus beaux souvenirs de l’innocence de mon enfance.

La science étant au repos, je peux me délivré de la physique momentanément pour aller vivre mon affection à travers ma foi, et retrouver les racines de mon origine tout en prouvant à la réflexion mathématique que je suis aussi admissible en matière d’expression surtout pour évoquer ma propre pensée sentimentale.

Très attaché à la ferme de mon grand père Bouya Ahmed, ma mémoire me rediffuse ce film, où j’avis à l’époque six ans, je me souviens, je portais des vêtements très modestes, j’avais un veston pourvu d’une petite poche interne où je rangeais mon petit mouchoir dans lequel je cachais un demi ancien franc français, je le serrais à fond comme si je possédais toute l’Algérie, tout prés de moi, les rayons du soleil, viennent se réfléchissent sur ces flaques d’eau, héritage de l’abondance des pluies de la saison d’hivers, je conserve encore les images de ces oies et canards qui se baignaient dans ces petites nappes d’eau dormante, en émettant des sons qui expriment la joie et la sécurité de ces animaux parfaitement adaptés à la cohabitation avec l’être humain. Juste derrière ces miroirs d’eau, apparaît un édifice construit par des blocs de paille et de foin, où on jouait souvent aux cartes après avoir allumer le feu de bois pour nous réchauffer et vaincre l’hostilité de ce froid atroce.

La notion d'étude ou de science n’avait pas d’importance à mes yeux, j’étais totalement envahi par la pensée affective.

La beauté de ce paysage naturel et authentique, me fait succomber dans un profond amour pour la nature, ce qui paralyse totalement ma réflexion et je demeure toujours indifférent devant la science et le savoir, aucun sentiment ne s’est développé à l’égard de la connaissance, et je continue seulement à contempler et apprécier la richesse et la beauté de l’héritage de cette biodiversité infinie.

Accompagnés des bergers, les vaches et les moutons, après avoir brouté de l’herbe pendant toute la journée, regagnent au crépuscule la ferme en se dirigeant vers l’abreuvoir pour satisfaire leur soif. Je me rappelle parfaitement pendant les fêtes religieuses (Moumoud Nabaoui, Achoura, Laïd El-Fitr, ou Laïd Adha ), toute la famille se réunit pour glorifier la fête et consolider les liens familiaux, ma mère, ma grand-mère Ma Méraria, ma grand-mère Ma Aïcha, Amti Chouchou, Khalti Fatma, Khalti Ninette, Tata, Sidi Ahmed, Cheikh, Dakka, Khaled, Romana, Zoubida, Fouzia, Fatma Zohra, Samia, Nadia, , malik, Réda, Hmidette, ma mère, moi et mes sœurs…On n’avait pas d’électricité, on utilisait pendant la nuit les bougies, ou des lampes à lanterne pour vaincre l’obscurité, et pour nous réchauffer, on avait à notre disposition des instruments en argile, fabriqués à la main, capables de supporter des chaleurs très élevées (nafakh ou brasier), on les remplissait avec de la houille, puis on versait de l’alcool brulé pour déclencher le feu. Pour se couvrir la nuit nos mamans nous tissaient des couvertures après avoir récupérer la laine des moutons qui sont rasés pendant la période d’été, ces couvertures étaient très lourdes mais elles nous réchauffent très bien.

Pendant la nuit, ma mère nous racontait des histoires (M’ham would el-soltane, Fliflette, Oudâa medjliet sebha, boukdideche, El-Makhbla fi chouhourha…), puisqu’on ne possédait pas de télévision, ni de radio , mais la maîtrise de la narration orale du texte, renforce notre concentration sur le sujet, l’histoire provoque le sentiment et occupe la réflexion, comme si on voyait les personnages matérialisés entrain d’exécuter convenablement leur rôle, et sans se rendre compte, on est plongé dans un profond sommeil.

Le matin, nous empruntions le chemin de l’école, tristes, en cours de route personne n’ose réussir à extraire de notre cœur cette phobie qui s’est installée en nous, suite à cette accumulation de retard dans les études, due à la mauvaise maîtrise de la langue française, tandis que les français qui parlaient chez eux la même langue, communiquent convenablement avec le maître d’école et nous ridiculisent à travers ce petit avantage, pour nous aller à l’école, c’est aller à l’enfer. Par ailleurs, les français qui vivaient déjà dans un milieu vénérant et respectant le savoir, leurs parents leur enseignaient la philosophie de la connaissance scientifique à l’aide des jouets ou des instruments physiques (thermomètre, baromètre, petit télescope…), pour installer chez eux le sentiment et l’affection scientifique, pourvus de ce potentiel moral et scientifique, ils persévéraient en obtenant de très bons résultats scolaires. Alors que nous les Arabes, affectés de ce déséquilibre matériel et moral, obtenant des résultats scolaires lamentables, on s’éloigne de plus en plus de l’école, nos parents presque analphabètes, mais consciencieux, nous enseignaient les concepts de la liberté et de l’indépendance pour compenser et renforcer notre état moral, d’autre part, ils ne cessent de nous inoculer la foi qui révère et bénisse le savoir pour nous propulser par l’énergie spirituelle et en utilisant tous les efforts matériels disponibles pour faire converger vers la science et la connaissance afin d’accéder à la liberté et à l’indépendance afin de récupérer notre Algérie.

Le discours de la foi réussi à déclencher en nous cette force de décollage qui nous permet de reconquérir la confiance, l’assurance, la fidélité et la réconciliation avec le savoir sans nuire aux relations avec la nature et ses habitants, l’affection est partagée en des proportions assurant l’équilibre entre la pensée et la nature.

Bientôt l’été, la réflexion se dirige vers un long repos, ce qui nous permet de profiter de cette double nationalité entre la ferme et le village, mon grand père Bouya Ahmed, un grand paysan très riche et possédant un amour très particulier pour la terre, nous donne l’avantage d’utiliser les parcelles de terre du village, qui entourent notre demeure pour faire du jardinage, chacun de nous délimite sa parcelle, on cultivait de la pomme de terre, des tomates, et de la salade, on arrive même à alimenter nos mamans avec notre petite récolte de légumes.

Ce mouvement alternatif notre le village et la compagne induit en nous une double culture qui renforce et consolide notre conviction pour une cohabitation qui fait resplendir le savoir à travers la protection et le développement de la nature.

Emerveillé par cette géométrie sauvage, dessinée et sculptée par les courants d’eaux accumulées pendant l’hiver, ma réflexion se perd à l'intérieur du mouvement ondulatoire de ces eaux qui ne cessent de luire et de scintiller pour saluer et rendre hommage à son altesse le soleil, qui ne fournit aucun effort pour vêtir et maquiller la molécule bleue, par la réflraction et la réflexion du spectre de toutes les lumières colorées. Notre eau s’apprête à rentrer en seine surtout pendant l’heure de la sieste, pour exécuter la symphonie du chant de l’écoulement en s’imposant en son lit, par sa splendeur, son éclat, son élégance, sa magnanimité, sa noblesse, son synchronisme, sa cohérence et sa profondeur, elle s’appelle la rivière de Hembenkerbiche. Ma pensée affectée de ce romantisme de la campagne, renforce et nourrit ma réflexion qui se propage à l’intérieur de ce magnifique jardin de sept hectares, adjacent et juxtaposé à la rivière de la ferme, c’est dans ce jardin peuplé de différents arbres fruitiers, que je viens apprécier et contempler la beauté des ces êtres vivants qui ne communiquent entre eux, que par cette musique vivante, naturelle et authentique émanant directement de l’âme sentimentale qui oblige le silence à s’exprimer pour célébrer, fêter, solenniser, commémorer, chanter et admirer l’exploit de cette liberté qui a réussi à vaincre l’équation infidèle à la morale et à la sagesse. C’est dans ce jardin, que je viens souvent me réconforter pour apaiser mes douleurs, guérir mes tristesses, soulager mon âme et surtout retrouver mon origine.

Chacun matin quand je me réveille, je me dirige vers l’âtre pour me réchauffer et me préparer à prendre mon café au lait de vache, alors que ma mère était entrain de traire les vaches pour récupérer le lait dans un bol d’argile appelé "heleb", puis je commence à déguster ce café au lait cuit au feu de braises, avec du pain arabe peint au beure de vache.


Dernière modification le 14-07-2010 à 19:41:25



Bienvenue parmi les écrivains - Tu as un très beau style de narration - surtout dans la description des objets anciens utilisés par nos grand-mères. Bonne continuation !!!!!!!!!!!
Rachid Sadek Bouziane



Cher frère Mohamed toujours généreux et modeste, n'hésite jamais de récompenser la plume par la plume en glorifiant la pensée par l'expression et la fluidité et la viscosité de carburant qui actionne la plume. Merci

Dernière modification le 15-07-2010 à 19:41:46

Dernière modification le 15-07-2010 à 19:41:57

salut toute le monde

Répondre
Pseudo :
Adresse e-mail:


Se souvenir de mes infos ( pseudo et e-mail ) :
Cochez la case ci-contre :

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 30 autres membres