CULTURE A CHLEF - EL ASNAM -

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LA TRIPARTITE ANTI CULTURELLE A CHLEF

LA TRIPARTITE ANTI CULTURELLE EN VOGUE

 Nous allons aborder un sujet un peu épineux peut-être mais combien nécessaire à l'éclaircissement de certaines pages obscures de la culture dans toute son essence dans notre pays. En effet, si j'ai dénommé ce sujet « tripartite anti culturelle » c'est parce que cela reflète vraiment l'état d'esprit et le milieu ambiant dans lequel mijote la culture de nos jours. Nous allons décortiquer les trois éléments de cette tripartite :

1/- Le ministère de la culture

2/- L'union des écrivains algériens

3/- Les éditeurs et les écrivains.

Ces trois pôles devraient travailler en communion afin de donner un certain élan et un certain essor à la culture dans notre pays mais malheureusement, nous constatons que ces trois entités ou plutôt les deux premières ne jouent pas le jeu. Des sommes faramineuses sont dépensées pour la publication de nouveaux auteurs (sic) mais de quelle manière. En effet, depuis l'ouverture de l'année de la culture arabe, chaque année que Dieu fait, le ministère de la culture offre une enveloppe permettant la publication de « mille et un livre ». Voyons maintenant comment se fait la répartition de ces publications. D'après certaines données, il s'avère que le ministère de la culture alloue quelques trois cent (300) publications à l'Union des Ecrivains Algériens qui sont libre d'éditer qui ils veulent. Pour les autres sept cent (700) titres, et toujours d'après nos sources, le ministère de la culture se les accapare peut-être pour les passe-droits, pour les connaissances et j'en passe. Si l'on doit aider à la publication de nouveaux auteurs, nous devons être équitables dans nos visées et dans notre horizon à vouloir promouvoir la culture dans notre pays. Au niveau de chaque wilaya, il y a des écrivains et écrivaines en poésie et en prose, des romanciers qui peuvent rivaliser avec ceux des autres pays et ce, dans les trois langues. Ne pourrions-nous pas donner un quota de publications à chaque wilaya suivant le nombre d'écrivains ? Ne pourrions-nous pas admettre que l'argent qui sert à ces publications est l'argent du peuple et que tout un chacun est en droit d'en demander son quota ? Pourquoi l'Union des Ecrivains Algériens et le ministère de la culture ne regardent pas plus loin que le bout de leur nez (si vous êtes à Alger ou si vous avez vos introductions dans le sérail de la culture, alors vous pouvez être sûr que vous serez édité à compte d'éditeur (Ministère et Union des Ecrivains) sinon, vos écrits pourront ramasser autant de poussière qu'ils pourront dans vos fonds de tiroirs et advienne que pourra. Nous avons des écrivains qui se privent de manger parfois et éditent à compte d'auteur alors que d'autres se font éditer aux frais de la princesse jusqu'à cinq ou dix publications par an. Ne pouvons-nous pas avoir une politique du livre vraiment équitable où tout un chacun pourrait trouver son dû ? Ne pouvons-nous pas avoir de la bienséance et donner la possibilité d'être édité à tous les nouveaux auteurs qui foisonnent un peu partout à travers tout le pays ?

Il y a des écrivains qui n'ont pas la chance d'être édité en Algérie, même à titre d'auteur, faute de moyens financiers, car là aussi c'est le revers de la médaille et les éditeurs sont là pour exproprier l'auteur sans contrepartie aucune. Je disais qu'il y a des auteurs qui utilisent actuellement l'édition par Internet via le système d'impression numérique à la demande qui prend de l'ampleur sur la toile et je pense que c'est la voie de l'avenir pour tous ces rejetés du Ministère de la Culture et de l'Union des Ecrivains (Ecrits-vains) mais c'est une perte sèche pour la culture dans notre pays car ces écrivains (écrits-vains) ne sont pas et ne seront peut-être jamais lus par leurs compatriotes ou par leurs proches du fait de la devise forte car un  roman édité en France et coûtant par exemple le prix de 15 euros seulement (ce qui est à la portée de la bourse française) coûtera sans commune mesure en Algérie plus de 1.700 dinars (ce qui est une aberration) au vu du pouvoir d'achat du citoyen algérien. Dans ces conditions, où est la politique du livre ? Qui en profite ? N'est-ce pas seulement les éditeurs et les libraires ? Si je me trompe rectifiez-moi ! En effet, le Ministère de la Culture dans ses commissions pour le choix des livres et romans fait appel aux éditeurs et aux libraires (qui sont devenus par la force des choses des éditeurs) pour décider qui et qui ? Pourrait bien bénéficier des largesses de « Lady culture » ? Je reviendrais sur la question de l'Union des Ecrivains (Ecrits-vains) Algériens dont les responsables se servent eux-mêmes ainsi que leurs connaissances sur le quota des publications ne laissant même pas quelques miettes pour les autres auteurs avides de publications car que vaut l'auteur et son écrit s'il n'est pas lu et critiqué ? Du troisième point de vue, nous avons les directions de la culture au niveau des wilayates qui se permettent de dilapider l'argent du contribuable sans pour autant donner l'élan nécessaire pour la revalorisation de la culture dans toute sa plénitude. En effet, les responsables au niveau de ces structures wilayales méconnaissent totalement, je dis bien totalement leur devoir envers la culture au sens propre et étymologique du terme car pour eux, la culture s'arrête à une certaine culture de la médiocrité dans tous les domaines. Pour eux, la culture se situe seulement dans les échanges inter-wilayas (et quels échanges ! Sic). Les manifestations, par exemple,  à Chlef se comptent sur le bout des doigts. Plusieurs clubs de littérature, de poésie, de théâtre, de musique, de collectionneurs en numismatique ou en objets anciens, de philatélistes et j'en passe qui ne sont pas pris en considération et se voient marginalisés à plus d'un titre par la direction de la culture de Chlef. D'un autre côté, je suggérerais au Ministère de la Culture ce qui suit en espérant, cette fois-ci, que mon cri de détresse puisse être entendu par le responsable de  la sphère culturelle :

1/- Un quota de publication de nouveaux auteurs pour chaque wilaya en fonction du nombre des auteurs résidant dans la wilaya.

2/- Créer des commissions mixtes entre les responsables de la culture au niveau de la wilaya et les différentes associations culturelles et les écrivains une sorte de conseil d'administration qui doit gérer les fonds impartis aux manifestations culturelles afin d'éviter la dilapidation des ces deniers d'une manière équivoque.

3/- Instituer une commission qui doit siéger pour la gratification et les récompenses des écrivains et artistes de tous bords composée d'éléments appartenant à tous les courants (écrivains, artistes peintres, chanteurs, groupes musicaux, groupes de théâtre, collectionneurs, philatélistes, etc..). C'est seulement eux et eux seuls qui doivent décider au sein d'une commission, qui doit mériter ou non qu'on le gratifie ou qu'on le récompense. Ce n'est point au « rond-de-cuir » de l'administration de la direction de la culture à décider à leur place.

4/- Pour ce qui est de l'objet des récompenses, on n'a pas idée à récompenser un écrivain ou un poète avec « un service à eau de 400 dinars » c'est porter atteinte à sa dignité et à la culture en général. Ce qui lui serait peut-être profitable serait beaucoup plus un ordinateur portable ou un data show (rétroprojecteur) qui pourrait lui être utile pour son écriture ou ses conférences.

Pour tout vous dire, nous avions à Chlef un « café littéraire » dont le siège était à la Bibliothèque de Wilaya de Chlef qui fonctionnait depuis Janvier 2008 sans l'aide de la direction de la culture ni de la bibliothèque en quoi que ce soit. Monsieur Mohamed Boudia, cadre de l'éducation en retraite et écrivain, ayant plus de 18 publications à l'étranger,  Monsieur Ali Medjdoub, Chirurgien-dentiste et écrivain, ayant plusieurs publications en Algérie, Monsieur Guerine Abdelkader, poète d'expression française, ayant 7 publications de recueils de poésie dont une en France à compte d'Editeur (Oasis des Poètes), ont été les précurseurs pour le lancement de ce café littéraire qui a drainé des jeunes et moins jeunes en donnant chaque semaine une conférence sur un thème donné ou sur une nouvelle publication d'un auteur. Nous pouvons citer parmi les amis du café littéraire, MM. Metmati Djilali, directeur de CEM en retraite, Benyoucef Abdelkader, Directeur de CEM en retraite, Boufellouh Abdelkader, Directeur d'Ecole en retraite, Attaf Mohamed, ancien maquisard, Abbad Ahmed, responsable au niveau de la Fondation Emir Abdelkader à Chlef, Boutoubat Mohamed, poète, Boudjelthia Abdelkader, poète, Mme Saï, poétesse, Ezziane Rachid, écrivain, Lariane Maâmar, écrivain, Cherid Mohamed, proviseur de Lycée en retraite et écrivain, Kiouar Mohamed Baroudi, syndicaliste, Dahmani Hamid, philatéliste, Tounsi Mustapha, artiste-peintre, Guerziz Maâmar, artiste-peintre ayant ouvert une Galerie d'Art à Chlef, Ayad, collectionneur de pièces de monnaie et d'objets anciens, Bendenia, artiste-peintre, Chioune Abdennour , homme de théâtre et spécialiste en marionnettes et plusieurs autres sans oublier les professeurs d'Université tels M. Aït-Djida Mokrane, professeur de Français à l'Université Hassiba Benbouali à Ouled Farès Chlef, Mr Kassoul Mohamed, chef du département de Français de l'Université Hassiba Benbouali à Ouled Farès Chlef, Mme Slimani (Dr) professeur de langue française à ladite université, Mr Amiche Abdelkader (Dr) professeur de lettres arabes à l'Université citée plus haut, Mr Guétarni, professeur à l'Université suscitée, Mr Belhanafi, professeur de Français à ladite université, de même que les étudiants de la Faculté de Droit, de la Faculté des Lettres Arabes et des Lettres Françaises. Je n'oublierais de citer l'ami de toujours du café littéraire, Mr Ghriss Mohamed, journaliste et écrivain. Je ne m'arrêterais pas là seulement, je citerais aussi nos conférenciers qui se sont portés volontaires pour donner des conférences à la Bibliothèque de Wilaya de Chlef tels MM. Bencheikh Djilali, Chroniqueur culturel à la Radio Orient à Paris, Le Professeur Mahieddine El Hachemi d'Alger, cadre de l'éducation nationale en retraite, qui nous a gratifié d'une conférence remarquable à plus d'un titre sur l'ésotérisme, Monsieur Mohamed Magani, Président du PEN International (Club Algérie) qui anime un café littéraire à la bibliothèque d'Alger et qui  ne cesse de nous demander de le programmer pour une conférence. Tous ces messieurs, jaloux de leur wilaya et de sa culture ancestrale ont répondu à l'appel de la culture mais malheureusement aucun écho n'a vu le jour pour leur souhaiter la bienvenue dans l'enceinte de la bibliothèque à part Mr Boudia Mohamed, Medjdoub Ali, Guérine Abdelkader et les tous les amis du café littéraire. Lorsque ces messieurs viennent donner des conférences, ils sont pris totalement en charge par les membres du café littéraire ou par leurs proches (s'ils en ont dans la ville d'El-Asnam). A aucun moment nous n'avons détecté la présence d'un responsable de la culture au niveau de la bibliothèque depuis plus de deux ans et encore moins d'autres autorités locales auxquelles nous avions envoyé des invitations pour l'ouverture du café littéraire en 2008. Ne Voyant  aucune considération de la part des autorités locales pour la culture dans notre wilaya et spécialement de la part de la direction de la culture de Chlef, Mr Mohamed Boudia, président honorifique du café littéraire dut, à son corps défendant, délocaliser le café littéraire vers d'autres lieux plus cléments pour la culture, les écrivains, les artistes et la culture en général.

                                Mohamed Boudia

 



25/02/2010
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